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Hervé Mariton pose une question au Gouvernement sur la lutte contre le terrorisme (mardi 30 mars 2010)

(La question s'adresse à Brice Hortefeux, Ministre de l'Intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales)

Je souhaite comme vous, monsieur le Président, exprimer notre sympathie au peuple russe après l’attentat perpétré hier matin à Moscou.

Le terrorisme peut menacer les États, le terrorisme peut menacer la société, le terrorisme peut menacer la liberté.

La lutte contre le terrorisme nous concerne tous, elle nous concerne partout dans le monde, en Russie comme en France, en Europe comme au Proche-Orient. Elle est l’une des raisons de notre engagement en Afghanistan. Cette lutte doit être menée à chaque instant, elle doit concerner le plus grand nombre.

Monsieur le ministre de l’intérieur, comment le Gouvernement français organise-t-il la mobilisation aujourd’hui ? Comment la renforcer pour protéger les citoyens français du terrorisme, pour protéger notre démocratie ?

réponse de M. Brice Hortefeux, ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales. Ce qui s’est passé à Moscou est venu nous rappeler que le fléau du terrorisme demeure bien réel. Les attentats d’hier ont fait 36 morts et 64 blessés, parmi lesquels on ne compte, je le signale, aucun ressortissant de notre pays alors que l’un d’eux a eu lieu à proximité du lycée français.

Ces attentats ont été perpétrés par deux femmes kamikazes. Il n’ont été revendiqués par personne pour l’instant, mais les autorités russes soupçonnent un groupe dénommé « Ã‰mirat islamique du Caucase ». Le procédé de l’attentat-suicide a d’ailleurs été utilisé dans cette zone une cinquantaine de fois, dont une quinzaine de fois par des femmes.

Ces attentats sont liés, certes, à la situation interne en Russie, mais ils s’inscrivent clairement aussi dans le cadre global du terrorisme islamique. Nous devons donc, sur le plan national, rester très vigilants. Le 8 octobre dernier, nous avons interpellé un chercheur, docteur en physique nucléaire et collaborateur du Centre européen pour la recherche nucléaire : ce fait nous rappelle que la menace existe.

Par ailleurs le plan Vigipirate est toujours en vigueur à un niveau élevé, puisqu’il est maintenu au niveau rouge. Cela signifie qu’il nous faut rester attentifs à la sécurité de certains bâtiments bien identifiés ainsi qu’à celle des rassemblements de personnes.

Donc, monsieur le député, nous ne sommes pas alarmistes, mais nous sommes réalistes : nous devons rester vigilants en permanence.

Hervé Mariton sera l'invité du Talk Orange-Le Figaro jeudi 25 mars

Consultez la vidéo de l'interview sur lefigaro.fr

Hervé Mariton sera à l'antenne de RFI jeudi 25 mars, au micro de Frédéric Rivière : quelle action pour le président de la République après les régionales?

« Je suis favorable à une action de réformes, faut-il encore que ce soit la juste réforme, dans un esprit de justice. Les Français ont eu un peu le sentiment ces dernières années d'une politique de classe, peut-être à tort... Il faut une réforme qui soit bien calibrée... il y a un juste effet d'annonce qui est nécessaire, l'époque du suremballage et des effets d'annonces est terminée ». Retrouvez l'intégralité de l'interview en cliquant ici

Hervé Mariton est l'invité de Direct 8 mardi 23 mars: "après les régionales, quelles perspectives pour 2012?"

Il débattra avec Olivier Ferrand, président fondateur de Terra nova

et Corinne Lepage, présidente de CAP21

à 23h sur Direct 8

Hervé Mariton était l'invité du "Pile et Face" de Pierre Sled mardi 23 mars sur LCP

à 8h30

Colloque de l'institut Turgot mercredi 24 mars à 19h30 : "Réforme bancaire et/ou réforme financière"

Hervé Mariton et le club Réforme&Modernité recevront en association avec l'institut Turgot Marc de Scitivaux, Directeur des Cahiers verts de l'économie, et Jean-Claude Gruffat, Directeur général de Citi-Group France, membre fondateur de Réforme & Modernité, pour débattre des réformes à imprimer à la France en matière financière et bancaire.

salle Colbert, Assemblée nationale

inscription nécessaire à l'adresse reformeetmodernite@orange.fr

Hervé Mariton est l'invité du Grand Journal de BFM radio jeudi 11 mars 2010

Consultez le podcast en cliquant ici

"Réforme des retraites et réforme fiscale": Hervé Mariton publie une tribune dans les Echos mercredi 3 mars

La situation d'endettement de la France, pour être préoccupante, n'a rien à voir avec celle de la Grèce. Mais c'est aujourd'hui un obstacle à la confiance et un frein à la croissance. Elle constitue aussi une menace pour la démocratie du fait des contraintes sévères que nous transmettons aux générations futures. A très court terme, les charges d'intérêt de la dette publique vont devenir le premier budget de l'Etat, ce qui réduit d'autant notre liberté de mouvement et de choix politique. Le service de la dette se fait au détriment de la fourniture des services publics.

Nous sommes assez loin de la zone de vulnérabilité où notre dette serait insoutenable. Il n'y a pas de drame à craindre à court terme et donc aucun espoir d'une action immédiate et vigoureuse de réduction de la dette. La conjoncture économique incertaine, la fragilité de la reprise commandent d'ailleurs la prudence. Mais cette prudence n'est acceptable par les marchés, et responsable devant les citoyens, qu'accompagnée d'une stratégie forte, claire et courageuse pour le moyen et le long terme.

La réforme des retraites est un test de la capacité de la France à ne plus vivre au-dessus de ses moyens. L'exigence n'est pas de rétablir tous les équilibres en deux ans, mais bien de définir une perspective dans la durée. L'enjeu n'est pas aujourd'hui au rafistolage rapide mais à une réforme d'ampleur qui s'inscrive sur plusieurs décennies. Cette réforme ne sera acceptée et même portée par les Français que si ceux-ci sont complètement associés à sa définition et à sa mise en oeuvre. Nous proposons d'engager dès après les élections régionales un grand débat public dans tout le pays sur l'avenir des retraites. Le suivi de la réforme devra aussi associer le plus grand nombre.

Comment réduire la dette de l'Etat ? Augmenter les impôts ? Ce n'est pas notre choix politique. Vendre des actifs publics ? Assurément, dès que les cours de Bourse le permettront et que nous aurons défini les stratégies industrielles d'accompagnement. Espérer la croissance ? Le plus probable est qu'elle soit molle, trop molle ; il y faudrait davantage de confiance. La confiance est nécessaire à la réduction de la dette, la réduction de la dette est nécessaire à la confiance. Comment sortir du cercle vicieux actuel pour atteindre une logique vertueuse ? Il faut passer un contrat avec les Français et ce contrat est celui de la réforme fiscale. Nous ne voulons pas augmenter les impôts, il faut alors une pression collective à la modernisation de l'Etat et à la maîtrise des dépenses. Il faut que tous les Français se sentent concernés, il faut donc qu'ils paient tous l'impôt direct. Cet impôt douloureux enseigne la vertu. L'impôt sur le revenu concerne moins d'un Français sur deux. Au sein de la commission fiscalité du club Réforme et Modernité que je préside, nous avons dessiné les contours d'une réforme ambitieuse. Opérons la fusion de l'impôt sur le revenu avec la contribution sociale généralisée (CSG) dans un nouvel impôt qui concerne la quasi-totalité des Français ! Il faudra bien sûr assurer les transferts au profit de la Sécurité sociale. On veillera aussi à ne pas aggraver la progressivité de l'impôt. On pourra alors alléger le poids des niches fiscales qui sont, pour partie, une réponse à l'excessive concentration de l'impôt sur le revenu, un remède pour le rendre acceptable. En préservant la familialisation de l'impôt (le rôle essentiel du quotient familial), ce peut même être enfin l'occasion de passer au prélèvement à la source tout en maintenant l'acte déclaratif annuel, moment d'information et de responsabilité.

Surtout, cette réforme (fusion impôt sur le revenu-CSG, réduction des niches fiscales, prélèvement à la source) rendra tous les Français acteurs de la dépense, de son financement et donc du désendettement. On évitera de charger la réforme avec la fausse piste proposée par François Hollande d'une fusion avec la taxe d'habitation. Laissons aux communes leur responsabilité propre.

On pourra utilement encadrer la réforme par une règle constitutionnelle d'équilibre de la loi de Finances. Les propositions de l'économiste Jacques Delpla pour un amortissement rapide de tout déficit d'exécution budgétaire sont convaincantes. Elles s'accompagnent d'un appel à une définition objective des soldes budgétaires, indispensable, tant les divergences actuelles entre le gouvernement et la Cour des comptes sont malvenues. Les députés, les citoyens ont le droit de bien connaître les chiffres et leur définition. La Grèce s'est prise au jeu des commodités statistiques ! Cette réforme constitutionnelle ne peut être qu'à effet dans la fin de la décennie, mais, annoncée aujourd'hui, elle couronne une stratégie de moyen terme cohérente.

Réforme des retraites, réforme fiscale, règle d'équilibre sont des réformes à partager avec tous les Français pour rétablir la confiance, pour stimuler la croissance. Talleyrand disait que « les financiers ne font bien leurs affaires que quand l'Etat les fait mal ». Tant pis pour les financiers et tant mieux s'il s'agit de redonner au politique - et au peuple -la possibilité, la responsabilité de choisir plutôt que de subir.

Hervé Mariton donne une conférence aux officiers stagiaires du Collège Interarmées de Défense (2 mars 2010- Ecole militaire)

En tant que Secrétaire national de l'UMP à la défense, Hervé Mariton est invité mardi après-midi à s'exprimer devant les officiers du CID sur le thème : "Relations entre militaires et politiques: le rôle du Parlement".

Relevant du Directeur de l’enseignement militaire supérieur, le CID a pour mission de préparer les meilleurs officiers supérieurs des armées françaises, amies et alliées à assumer des responsabilités d’état-major, de commandement et de direction au sein de leur armée d’appartenance, dans les organismes et états-majors interarmées ou interalliés et à tout autre poste où s’élabore et s’exécute la politique de défense.

Depuis le 1er septembre 1993, le CID a succédé aux quatre anciennes Écoles Supérieures de Guerre, à l’École Supérieure de la Gendarmerie Nationale et au Cours supérieur Interarmées.