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"Regard vers 2012: quelle réponse aux questions de société?" débat à Draguignan - 4 février 2010

Hervé Mariton se rendra à Draguignan (Var) le jeudi 4 février à l'invitation du Réseau Liberté pour animer un débat sur les questions de société dans la perspective de 2012. Ce déplacement sera aussi l'occasion de rencontrer les sympathisants locaux du club Réforme&Modernité.

19h, Café du Commerce, Draguignan. Renseignements Jacques Gautron (http://reseauliberte.ning.com/). Le débat sera suivi d'un dîner.

"Sortir d'une vision trop verticale du pouvoir" (Hervé Mariton sur France Info, 24 janvier 2010)

Hervé Mariton était l'invité de France Info ce matin à 8h15. Au micro de Raphaëlle Duchemin, il est revenu sur les principaux dossiers du moment : Affaire Proglio, interview du chef de l’Etat sur TF1, retraites, affaire Clearstream. Il estime que l’urgence du moment est à la clarification de la stratégie et appelle à sortir d’une vision trop verticale du pouvoir.

Hervé Mariton sera l'invité de Paul Amar dans l'émission "Revu et corrigé" samedi 23 janvier

En direct sur France 5 à 19h, Paul Amar présente un rendez-vous de décryptage de l'actualité. Entouré de chroniqueurs, il apporte des éclairages sur les temps forts de la semaine écoulée. Double rémunération d'Henri Proglio, réforme du régime des retraites...Face à Jean-Luc Mélenchon (Président du Parti de Gauche et Député européen), Hervé Mariton commente l'actualité de ces derniers jours. Retrouvez l'intégralité de l'émission en cliquant ici.

Hervé Mariton participe au colloque de l'Association des Petites Villes de France vendredi 22 janvier

A l'occasion du colloque de l'APVF qui se tenait cette année à Monteux, Hervé Mariton s'est exprimé vendredi matin sur le thème "la réforme territoriale et les finances locales en débat: décentralisation ou recentralisation?".

Hervé Mariton est l'invité du Oui/Non sur LCI lundi 19 janvier

en direct à 18h30.

Voeux du club Réforme&Modernité le 20 janvier 2010 à 8h30

Hervé MARITON, Président, et les membres du bureau ont le plaisir de vous inviter aux vœux du Club Réforme et Modernité autour d’un petit déjeuner le mercredi 20 janvier à 8h30 dans les Salons de la Questure de l’Assemblée Nationale.

Inscription à l'adresse reformeetmodernite@orange.fr

entrée par le 128 rue de l'Université.

Hervé Mariton vous présente ses voeux pour 2010

Hervé Mariton est l'invité du journal de LCP lundi 18 janvier à 13h

Il commentera l'actualité face à Christophe Caresche en direct à 13h. Consultez le podcast en cliquant ici

Hervé Mariton est l'invité du Talk Orange-Le Figaro jeudi 14 janvier

En direct à 18h sur lefigaro.fr

Dix propositions pour "booster" la France (La Tribune, 30 décembre 2009)

Sous la forme de dix propositions, Hervé Mariton propose dans un texte publié par le quotidien La Tribune un programme politique pour dégager de nouvelles perspectives pour la France.

"François Fillon a dit récemment, au congrès du Parti populaire européen, sa crainte d'une croissance molle. "Réforme et Modernité", club politique associé à l'UMP, formule ici dix propositions pour muscler la France.

1. Les Français méritent la vérité, pour paraphraser le Premier ministre. L'action politique n'est pas de raconter une histoire, mais de fonder l'action sur un diagnostic partagé. Si Jean-Pierre Raffarin a pu, en son temps, engager une étape importante de la réforme des retraites, c'est bien que des rapports successifs avaient permis d'établir l'état de la situation. A-t-on engagé le même effort d'analyse partagée pour l'étape 2010 de la réforme ? Dans la relation au monde, sur l'état de la France, la vérité, la rigueur de l'analyse sont nécessaires à la confiance.

2. Remettre l'Etat en état est une deuxième nécessité qui passe par une plus grande attention à la réduction des déficits et de la dette publique. Autant dire que les choix précis et le suivi des dépenses du "grand emprunt" devront se faire avec la plus grande sélectivité et la plus grande rigueur. C'est aussi éviter les hypothèses fantaisistes comme celles d'une loi de financement de la Sécurité sociale fondée sur une croissance de 5% de la masse salariale. Bientôt la dette sera le premier budget de l'État. Quelle serait notre capacité de réponse à une nouvelle crise ?

3. Associer les salariés à l'avenir de nos entreprises, de l'économie du pays. La réflexion sur la formation ou sur la participation n'est pas neuve. Mais le débat est nécessaire pour demander à tous les salariés de concevoir les bons schémas de la formation et pouvoir leur offrir la perspective d'une carrière - et pas seulement aux cadres. La question de la participation est enfermée dans un vocabulaire de spécialistes. L'évolution des règles de liquidation de l'intéressement, au motif légitime de l'augmentation du pouvoir d'achat, en a abîmé le principe. Oui, la crise a modifié la perception du capitalisme et justifie de nouvelles règles.

4. Donner leur chance aux jeunes. L'esprit pionnier, le courage de la dissidence sont nécessaires à la création et à l'innovation. Les grands groupes ne recrutent que très peu de thésards. Il faut les encourager davantage. L'organisation de la recherche doit être modifiée pour mieux repérer et employer les nouveaux talents. Mesurons la bombe sociale que peuvent être les 20% de jeunes qui sortent du système scolaire sans aucune qualification. Nous devons fonder une nouvelle alliance formation-entreprise. Il faut vouloir que les jeunes soient une richesse et non un problème.

5. Engager une vraie réforme de l'enseignement supérieur, allant au-delà de la semi-autonomie accordée par la dernière loi. Elle a fait bouger quelques lignes, mais le "deal" passé avec les syndicats enseignants et avec l'Unef risque de consolider les déficiences actuelles, de freiner l'émergence des meilleurs. L'ouverture sur le monde reste insuffisante. La France doit s'ouvrir bien plus aux étudiants étrangers, en laissant les établissements libres de fixer les droits d'inscription des étudiants non européens.

6. Ouvrir de nouveaux horizons, engager une valorisation économique des nombreuses et riches données publiques que possède l'administration outre l'exemple bien connu de l'information géographique. La France a des atouts pour développer - en préservant les droits et libertés des individus - les secteurs d'hypercroissance tels que l'Internet des objets, la robotique humanoïde. Dans ce seul secteur, nous pourrions capter 3 milliards de marché sur les 
10 attendus annuellement.

7. Développer les capitaux de croissance est nécessaire pour aider en particulier les PME innovantes à devenir des entreprises de taille intermédiaire. Les moyens accordés à Oséo dans le cadre du "grand emprunt" sont bien destinés, pour autant qu'un cofinancement bancaire privé soit systématiquement exigé en complément. Pour aider à la création d'entreprises sur les secteurs technologiques de l'hypercroissance, la mise en place de fonds d'amorçage est indispensable.

8. Assumer les temps longs de l'industrie ou de services qui ne sont pas toujours ceux du secteur financier. C'est une condition nécessaire au succès de la croissance verte. Pour expliquer à l'opinion, former les salariés, s'adapter aux règles publiques, créer un marché. Le temps long, c'est aussi celui de l'évolution de nos grandes entreprises qui doivent changer.

9. Encourager l'écosystème du développement. Les pôles de compétitivité sont une bonne politique. Mais il faut préciser la vision, renforcer le rythme et l'impulsion politique, sélectionner les pôles les plus performants, mais aussi les ouvrir plus sur le milieu environnant. Il convient également d'appeler au développement des clubs d'entreprises sur une zone d'activité comme un plus large territoire.

10. L'esprit du large, ensemble. L'écosystème doit stimuler la présence à l'exportation. Et si un jour les entreprises françaises étaient aussi liées dans un pays étranger que le sont les entreprises allemandes ou italiennes ? Les plus grandes, soutenues par l'Etat, doivent aider à porter la présence de leurs réseaux à l'export.

Croissance molle ? Nous offrons les dix propositions pour muscler la France. Leur mise en Å“uvre ne coûte pas très cher. Elles ont en commun d'exiger une dynamique collective ; il faut s'engager et y croire."

Suite à la censure de la taxe carbone par le Conseil constitutionnel, Hervé Mariton estime que "Le Gouvernement ne doit pas précipiter les choses" dans une interview publiée par les Echos (31 décembre 2009)

"François Fillon a annoncé la présentation d'une nouvelle taxe carbone dans le cadre du collectif budgétaire qui sera présenté en Conseil des ministres, le 20 janvier. Qu'en pensez-vous ?

Je ne vois pratiquement que des inconvénients à vouloir accélérer le rythme ainsi. Le gouvernement ne doit pas précipiter les choses. Présenter un collectif budgétaire dès janvier, alors que le Parlement vient d'approuver le projet de loi de Finances, constitue un acte exceptionnel. C'était justifié début 2009 pour mettre en route le plan de relance. Ca l'est encore cette année pour décider les investissements d'avenir qui seront financés par le grand emprunt. Mais le texte doit se focaliser sur ce sujet et uniquement là-dessus. Il n'a pas vocation à être la voiture-balai pour les décisions censurées par le Conseil constitutionnel. Cela abîmerait le noble débat que nous devons avoir sur les investissements d'avenir. Ne mélangeons pas deux sujets aussi importants.

Faut-il revoir complètement le dispositif ?

Il faut prendre plus de temps pour bâtir une vraie fiscalité écologique ambitieuse, qui était l'idée initiale défendue d'ailleurs de manière assez consensuelle. Depuis le début, je soutiens le principe de la taxe carbone, mais je conteste les modalités qui ont été décidées. Le gouvernement a qualifié de fiscalité environnementale ce qui n'était rien d'autre qu'une augmentation déguisée de taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP). Il est d'ailleurs pris à son propre jeu par le Conseil constitutionnel : si la loi avait simplement invoqué un tel objectif, le dispositif n'aurait pas été censuré ! Il faut maintenant mettre en oeuvre la fiscalité environnementale promise. Quitte à ce que cela prenne plus de temps. Il n'y a aucune obligation calendaire. Je n'ose imaginer que certains cherchent surtout, avec l'examen rapide d'un nouveau texte, à pouvoir effectuer le versement des « chèques verts » dès le mois de mars, avant les régionales. Ce rythme n'est plus raisonnable.

Faut-il faire payer les entreprises les plus polluantes, qui sont déjà soumises au régime européen des quotas de CO2 ?

Il n'était pas absurde de différencier ces entreprises des autres. Mais nous en avons sans doute tiré des conséquences excessives en les exonérant totalement de taxe carbone. Pour les professions les plus exposées, on peut prévoir des compensations en évitant les exonérations directes.

En dépit de vos réserves, le gouvernement veut visiblement aller très vite. Les parlementaires UMP sont-ils prêts à revoter un texte dans ces conditions ?

On peut penser que le gouvernement a suffisamment d'autorité pour faire voter un nouveau texte, mais il doit bien en mesurer le prix politique. La majorité s'était fait, petit à petit, à l'idée d'une fiscalité écologique. Il serait risqué de la brusquer et d'abîmer ce beau sujet."

Propos recueillis par Etienne Lefebvre

L'entretien d'Anita Hausser pour France Soir: Hervé Mariton (23 décembre 2009)

Parlementaire particulièrement actif de la majorité, Hervé Mariton est aussi l’un des commentateurs préférés des observateurs. Proche de Dominique de Villepin, il ne franchit jamais la ligne jaune lorsqu’il critique le gouvernement. Maire de Crest, il est fier d’avoir fait construire le plus long pont en bois de France pour relier les deux parties de la ville.

FRANCE-SOIR. Vous êtes rapporteur spécial au nom de la commission des finances pour les transports. La grève dans le RER a-t-elle montré les limites du service minimum ?

HERVÉ MARITON. Sans la loi sur le service minimum, nous n’aurions même pas 50 % du service aux heures de pointe sur la ligne A. Dans ce conflit, la RATP est impeccable, mais ses engagements sont trop faibles : 50 % de trafic aux heures de pointe, c’est tout ! Rien pendant les heures creuses ; ce n’est pas suffisant sur une ligne stratégique. Mais au moment de la mise en Å“uvre de la loi, la région Ile-de-France n’a pas voulu, et le gouvernement n’a pas osé entrer dans les détails qui auraient permis de « prioriser » des lignes. On nous a rétorqué que l’Ile-de-France est tellement maillée qu’on ne peut pas définir de priorités ; or on peut raisonnablement considérer que la ligne A justifie un niveau de service minimum supérieur à d’autres.

Allez-vous déposer une proposition de loi dans ce sens?

Ce n’est pas l’urgence du moment ; il faut essayer de faire des progrès sans changer la loi ; mais, faute d’accord, il ne faut pas hésiter à légiférer. Ce n’est pas qu’on aura été mauvais en première instance, c’est simplement qu’on veut aller au-delà. C’est du reste la question de la dynamique de la deuxième partie du mandat présidentiel.

Mais Nicolas Sarkozy veut consacrer la deuxième partie du mandat à de nouvelles réformes…

Je suis favorable au « kaïzen », un terme japonais qui signifie le progrès continu. Nous vivons une période charnière : il faut de nouveaux sujets, parce qu’il faut une dynamique de mouvement – la rupture n’est pas une mauvaise chose en soi, mais tout ne peut pas s’exprimer dans la rupture ; il faut aussi du progrès continu.

Est-ce pendant cette période charnière que se gagne 2012?

2012 se gagne tous les jours. Mais il est clair que l’orientation stratégique ne se donne pas trois mois avant les élections. Si l’on veut impressionner au sens photographique du terme, et incruster une dynamique dans l’opinion, c’est maintenant qu’il faut le faire. Ce que l’on fera dans dix-huit mois passera pour de l’action préélectorale et ne sera pas noté de la même manière !

Que doit être pour vous le débat sur l’identité nationale ?

C’est un débat important et nécessaire, qui doit être bien enclenché, mais cela ne doit être ni un débat d’un trimestre, ni un débat de préfecture, ni de ministère. A chacun de nous de le faire vivre ! Il ne faut pas qu’il se focalise sur l’islam.

Vous êtes proche de Dominique de Villepin. Le soutiendriez-vous en 2012 ?

Je suis membre du conseil d’administration du « Club Villepin ». Dominique de Villepin a une acuité d’analyse extrêmement précieuse et en même temps une vision d’équilibre, de mesure sur la société d’aujourd’hui. Quant à 2012, je ne connais actuellement aucun candidat officiel à l’élection présidentielle dans ma famille politique. Il n’est pas indispensable de dire, quand ce n’est pas encore le moment. Beaucoup dépendra du bilan de ce mandat. Qui vivra, verra !

On vous prête des rapports tendus avec le chef de l’Etat ?

Le président de la République m’a dit un jour : « Je ne peux pas te reprocher ta liberté de ton, tant j’en ai moi-même usé ! » Chiche, et en même temps il est clair que je suis loyal à mon camp, je ne joue pas à qui perd gagne.