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Hervé Mariton participe à la World Policy Conference à Marrakech (30 octobre - 2 novembre)

La WPC, lancée par l’Ifri à la fin de l’année 2007, est conçue comme un lieu de réflexion et d’échanges pour aider les décideurs à dessiner l’avenir du système mondial, à rendre autant que possible les stratégies des principales unités actives de la planète compatibles avec la poursuite de la mondialisation, et à mettre les efforts de tous au service d’une vision partagée de l’intérêt général conçu au niveau planétaire.

Pour cette deuxième édition, environ 120 personnalités de très haut niveau sont invitées à Marrakech, entre le vendredi 30 octobre et le lundi 2 novembre. Elles débattront, en profondeur et dans une intention constructive, de la gouvernance mondiale.

Sept grands thèmes seront abordés cette année à Marrakech: - la gouvernance politique - la gouvernance économique et financière - le droit international - les mouvements migratoires - l’énergie et le climat - la santé et l’environnement - l’eau, l’agriculture et l’alimentation.

"Quelle est la prochaine étape pour l'Europe de la Défense?" Hervé Mariton anime mercredi 28 octobre le prochain débat du Mouvement populaire

L’Europe de la défense : un enjeu et une volonté pour tous les états-membres depuis le Traité de Rome de 1957. Etat des lieux, enjeux, et perspectives feront le débat mercredi 28 octobre, à 18h30, au siège de l’UMP, autour d’Axel Poniatowski et d’Hervé Mariton, avec

Arnaud DANJEAN Député européen et Vice-président de la Sous-commission Défense du Parlement européen.

Philippe ESPER PDG du groupe Eurotradia International et Président du Conseil économique de la Défense, qui vient de cosigner un ouvrage Eurodéfense. Pour une relance d’une Europe de la Défense.

le Général Vincent LANATA Ancien chef d’Etat-major de l’Armée de l’air

Nick WITNEY membre de l’European Council on Foreign Relations, centre de recherche et d’influence fondé en octobre 2007.

Consultez la vidéo du débat en cliquant ici

Hervé Mariton était l'invité de l'émission "Gros plan" sur RCJ dimanche 25 octobre

Interrogé par Shlomo Malka et Yves Derai, il s'exprime au sujet des événements qui ont fait l'actualité de la semaine. Ecoutez le podcast en cliquant ici

Hervé Mariton anime un Dialogue Républicain à Dieulefit vendredi 23 octobre

Celui-ci aura lieu à 20h30 à l'espace du Juncher.

Intervention de Hervé Mariton en séance dans la discussion générale du projet de loi de finances pour 2010- mardi 20 octobre 2009

"Madame, monsieur les ministres, votre projet de budget est suffisamment solide pour que nous le soutenions et le votions. Il y a ce que nous y voyons mais aussi ce que j’aurais aimé y voir dans le contexte de crise actuelle.

La crise pose la grave question de la place des banques et du secteur financier dans notre économie, notre système financier et nos finances publiques, celle du partage de la valeur et de la part de l’impôt. Il ne faudra pas évacuer trop rapidement le débat engagé sur le niveau de l’impôt sur les sociétés que les banques doivent acquitter, car il s’agit du partage de la valeur et du financement de la garantie que l’État devra apporter aux banques.

J’aurais souhaité également y voir plus clair sur l’évolution des relations de nos finances publiques par rapport à celle de nos partenaires européens. Le pacte de stabilité est mort. Quel est le nouveau calendrier pour une éventuelle nouvelle convergence ?

Nos déficits ont été multipliés par quatre en trois ans. Sommes-nous à la hauteur de ce que nous pouvions attendre de la révision générale des politiques publiques ? Le cap est-il suivi, l’ambition est-elle maintenue ? Les tableaux de bord sont-ils là qui permettent aujourd’hui et qui permettront demain à la RGPP ou à d’autres initiatives de cette nature de nous aider à diminuer nos déficits ?

Si le Gouvernement est attentif à l’endettement de notre pays, il est curieux de constater que, depuis que le débat budgétaire est engagé, le Parlement en impose la conscience au Gouvernement. S’il est bon que les parlementaires, qu’ils soient de gauche ou de droite, soient attentifs à la gravité de la dette de notre pays, il eût été plus sain et plus heureux pour l’avenir que le Gouvernement en prît toute sa part de lui-même et donnât à cette question toute l’importance qu’elle mérite.

Quant au grand emprunt, ce sera d’abord une contribution supplémentaire et une grande dette. Reste à en déterminer les critères, à fixer la rentabilité économique et sociale des dépenses qu’il financera et à démontrer le caractère d’avenir de ces dépenses. Une dépense d’avenir, c’est une dépense dont la réalisation procure les effets qui permettent le remboursement de la dépense. Hors de cela point de salut. Or, au vu des discussions que nous avons pu avoir, il ne me paraît pas acquis d’avance que l’exécutif s’en tiendra à cette définition rigoureuse, mais j’espère que vous me démentirez, madame la ministre.

La taxe carbone n’est pas une mauvaise idée, mais on a quelque peu gâché la matière en ne l’intégrant pas dans une vraie perspective de fiscalité écologique. La fiscalité écologique peut être utile, puissante, intelligente. Il convient d’engager un débat, de proposer des orientations. La taxe carbone pouvait être un exemple intéressant, mais elle devait s’intégrer dans un ensemble.

Quant à la réforme de la taxe professionnelle, je défends un certain nombre de propositions formulées par notre rapporteur général. Comme beaucoup d’autres, je considère qu’il n’aurait pas été indigne que la réforme de la taxe carbone intervienne après celle des collectivités locales. Il est quelque peu curieux, en effet, de réformer d’abord l’impôt puis de s’attaquer à la réforme de la décentralisation.

Enfin, je considère qu’il y a plus d’avantages que d’inconvénients à maintenir le bouclier fiscal aujourd’hui. Mesurons le poids de ce symbole.

Symbole encore que celui de la baisse de la TVA sur la restauration, symbole de constance, mais à quel prix ? Je souhaite que les symboles ne nous épuisent pas, et que nous puissions sans cesse vérifier que le budget que nous allons voter sert un projet politique qui nous rassemble."

Hervé MARITON était l'invité de Christophe Barbier sur LCI mercredi 21 octobre

à 8h10 en direct. Consultez le podcast ici

Conférence-débat à Bourg-en-Bresse jeudi 22 octobre: "Dans quelle société voulons-nous vivre?"

A l'invitation de Xavier Breton, député de l'Ain, Hervé Mariton viendra participer à une conférence-débat sur les questions de société jeudi 22 octobre 2009 à Bourg-en-Bresse (01).

20h30 - MJC (Maison des Jeunes et de la Culture)

"Le but de notre politique: inventer le monde de demain en restant fidèles à ce que nous sommes": interview de Hervé Mariton dans Valeurs actuelles (15 octobre 2009)

Vous affirmez dans votre rapport que la droite doit “reprendre la main sur les questions de société”. Pourquoi ?

La droite s’est longtemps distinguée d’une gauche prisonnière de ses idéologies par un pragmatisme gestionnaire qu’elle croyait à toute épreuve. Ce pragmatisme a prouvé son efficacité tant que les temps sont restés calmes. La France était prospère. Mais les temps sont désormais agités : crise financière, crise écologique, crise – je le crois aussi – des valeurs. Quelles réponses, par exemple, à la crise écologique ? Celles de Nicolas Hulot, ou les nôtres ? Quelles réponses aux défis bioéthiques ? Faut-il s’en remettre seulement aux experts, ou fixer des limites aux expérimentations scientifiques en vertu de principes auxquels nous adhérons ? Il y a beaucoup à faire aussi dans le domaine de l’éducation, qui dépend de l’école mais surtout des familles, aujourd’hui soumises à rude épreuve.

Le pragmatisme ne suffira pas à résoudre ces crises. Il ne s’agit plus de gérer au jour le jour une économie prospère, il nous faut faire des choix éminemment politiques car ces choix intéressent non seulement la nation (la “communauté nationale”) mais aussi l’homme, c’est-à-dire son intégrité et sa dignité. Nous devons refonder notre projet sur des convictions claires et dire aux Français où nous voulons aller. La responsabilité d’un homme politique est d’offrir au pays une vision de son avenir. Une vision politique. Je récuse l’idée, promue par la gauche, qu’il y aurait un sens de l’histoire qui s’imposerait à tous. Si je fais de la politique, c’est parce que je crois, au contraire, que ce sont les hommes qui écrivent l’histoire.




La droite a longtemps bénéficié du rejet du communisme. N’a-t-elle pas, de ce fait, déserté le terrain des idées et de la culture ?

Sans doute… Il lui suffisait alors de se dire hostile à cette idéologie totalitaire pour se forger une identité. Et cette hostilité justifiait son pragmatisme. Le Mur étant tombé, le risque était qu’une droite trop peu sûre de ses propres valeurs se laisse séduire par les idées à la mode et par ceux qui les défendent, même quand ils sont de gauche… La gauche a plus de goût pour le débat d’idées que la droite. C’est terrible de devoir dire cela ! Du coup, elle a reconstitué son corpus intellectuel plus vite que la droite. Elle a trouvé de nouveaux thèmes (l’altermondialisme, l’écologisme…) tout en restant fidèles à ses convictions : antilibérales dans le domaine économique, libertaires sur les sujets de société. Nous n’y sommes pas encore parvenus.




Nicolas Sarkozy a quand même fait campagne sur l’identité nationale et sur la valeur travail…

C’est vrai, c’était une jolie campagne. Mais les campagnes ne disent jamais tout des convictions profondes de ceux qui les mènent. La tonalité était globalement de droite, mais il y avait aussi de nombreuses références à des hommes de gauche, comme Blum et Jaurès. Le chef de l’État a l’intuition qu’on ne peut pas fonder éternellement une majorité sur les catégories et les références traditionnelles de la droite, ce qui explique aussi qu’il ait fait l’ouverture. *Oui, il faut *s’adresser à tous les Français, y compris à ceux qui ne partagent pas nos convictions. Mais que voulons-nous leur dire ? S’agit-il seulement de répondre à leurs attentes ? Je pense, pour ma part, qu’il nous faut pratiquer une politique de l’offre plutôt que de la demande – donc proposer aux Français un projet cohérent et structuré. C’est un débat que nous avons eu récemment, lors d’un séminaire de l’équipe dirigeante de l’UMP, à propos de notre site Internet : le programme de l’UMP résultera-t-il de l’addition des demandes enregistrées sur le site ou sera-t-il la traduction de notre idéal politique ? La majorité des participants s’est prononcée en faveur de la seconde option.




Le problème n’est-il pas qu’une frange de la droite, d’inspiration libérale, se désintéresse des questions culturelles et des sujets de société qui relèveraient seulement de la vie privée ?

Les choses ne sont pas aussi tranchées que vous le suggérez – même si, dans certains cas, le monde des affaires a sans doute exercé une trop grande influence sur la droite. Un exemple. J’ai fait lire mon rapport à un ami qui dirige un grand cabinet de conseil. Il l’a globalement approuvé, sauf sur un point : il trouve que nous avons une conception normative de la famille. « Vous devriez les prendre telles qu’elles sont », m’a-t-il dit. Du point de vue des affaires, un chef d’entreprise peut avoir intérêt à l’éclatement des familles : cela fait deux frigos au lieu d’un ! Mais, la plupart du temps, ce chef d’entreprise est aussi un père aimant, très heureux de la stabilité de son propre foyer ! Nous ne pouvons pas épouser seulement la logique économique, encore moins réduire notre projet à la satisfaction d’intérêts particuliers. La majorité l’a compris d’autant mieux que la crise financière est passée par là.




Le rapport que vous avez rédigé, est-ce le vôtre ou celui de l’UMP ?

Trente-deux députés de la majorité y ont participé. C’est donc un travail collectif fait à la demande du président du groupe UMP, Jean-François Copé. Mais il s’agit d’un premier document et tout ne s’arrête pas là. Le groupe UMP doit d’ailleurs organiser le mois prochain un colloque sur les sujets de société. Tout le monde sent bien qu’il est nécessaire que la majorité reprenne la main sur ces questions. Nous l’avons bien vu lors du débat sur le travail dominical : nous n’étions pas prêts. Ce débat prétendument technique mettait en jeu des valeurs auxquelles les Français – et singulièrement nos électeurs – sont très attachés. Je l’ai fait savoir (j’ai d’ailleurs voté contre ce texte). C’est ce qui a incité Jean-François Copé à mettre en place ce groupe de travail.




Le politique doit-il légiférer tout le temps et sur tous les sujets ?

Non. Nous légiférons trop et souvent mal : nous tentons d’apporter dans l’urgence une réponse législative aux questions qui nous sont posées sans avoir eu le temps d’y réfléchir vraiment. D’où la nécessité de lister a priori les sujets de société susceptibles de nous être soumis et d’étudier ce que nous pouvons faire sans attendre la prochaine campagne présidentielle. Travail d’autant plus important que ces sujets suscitent souvent des débats passionnés, où l’émotion l’emporte sur la raison.




Par exemple ?

Je pense aux débats sur la fin de vie, sur le statut du beau-parent, sur l’autonomie des jeunes, sur les mères porteuses, sur la politique familiale… D’autres débats surgiront plus tard : comment garantir les libertés publiques dans un monde où les moyens informatiques permettent de suivre chacun à la trace ? Il y a toute une réflexion à conduire sur l’éthique du numérique. Ce sont des débats qui intéressent notre avenir et sur lesquelles la droite doit prendre position.




Sur quel socle de valeurs la droite peut-elle rebâtir un projet ?

Je pense qu’il nous faut promouvoir une société de confiance, ce qui suppose que nous conjuguions à la fois la liberté, la responsabilité et la fraternité. La liberté ne se résume pas au “libre choix” qui n’est, en fait, que la liberté du consommateur liée seulement à son pouvoir d’achat. Telle que je la conçois, la liberté suppose l’exercice de la responsabilité. Chacun a des droits mais aussi des devoirs vis-à-vis des autres : le respect de la personne est une valeur essentielle qu’il nous faut promouvoir. Et la personne s’épanouit notamment au sein de la famille, qui reste le premier lieu d’éducation et de transmission. Pour résumer, je dirais donc que nous devons mettre l’accent sur la transmission, sur la confiance, sur la dignité de la personne et sur la liberté. L’essentiel, c’est de croire en la société – une société qui n’est pas collectiviste, mais pas non plus individualiste : le but de notre politique, ce doit être, en refusant la fragmentation de la société, en restant fidèles à ce que nous sommes, d'inventer le monde de demain. De le vouloir, de le pouvoir.




Propos recueillis par Fabrice Madouas

Hervé Mariton interviendra au Congrès des Maires de la Drôme vendredi 16 octobre et au Congrès des Maires de l'Ardèche samedi 17 octobre

Il parlera de la réforme des collectivités territoriales et de l'avenir des finances locales

vendredi au Parc des expositions de Valence (11h) et samedi à Tournon (10h15)

Hervé Mariton était l'invité du journal de LCP jeudi 15 octobre à 13h

Regardez l'émission en cliquant ici

Hervé Mariton sera l'invité du Talk Orange-Le Figaro mardi 13 octobre

Consultez son interview sur lefigaro.fr