Aller au blog | Aller au menu | Aller à la recherche

Voeux de Réforme & Modernité mercredi 28 janvier 2009

A l'occasion de la nouvelle année, Hervé Mariton et le club Réforme & Modernité présenteront leurs voeux dans les salons de la Questure de l'Assemblée nationale, le mercredi 28 janvier à partir de 18h30.

Hervé Mariton est l'invité de David Abiker dans "Parlons net" (France info.com), sur le web le 23 janvier

Chaque samedi pendant 45 minutes, une personnalité répond en contrechamp de l’actualité aux questions croisées d’un club de la "presse Internet". Regardez l'émission en ligne en cliquant ici

Polémique sur le service minimum: "il faut rendre la loi plus efficace" - Interview de Hervé Mariton dans le Parisien du 16 janvier

Le Parisien: Avec des grèves de 59 minutes, les syndicats ont rendu difficile l'application d'un service minimum. Quelle est votre réaction?

Ce n'est pas une surprise. En 2007, j'ai présidé la commission spéciale chargée d'examiner la loi sur le service minimum. A l'époque, nous avions vu que ce texte comportait des insuffisances. Il était loin de pouvoir régler tous les problèmes. Quand on voit ce qui s'est passé à Saint-Lazare et sur le réseau TER à Nice, les faits parlent d'eux-mêmes. J'ai auditionné les responsables de la SNCF et des organisations syndicales. Il existe des solutions pour corriger la loi et rendre le service minimum plus efficace.

Que proposez-vous?

Aujourd'hui, un cheminot qui fait grève 59 minutes le matin se voit prélever une heure de salaire. En principe, il perd entre 8 et 10 euros, mais en fait il gagne de l'argent puisque la SNCF le paie 30 euros pour venir renforcer le service du soir. C'est absurde. Je propose donc qu'une grève pour une date donnée, quelle que soit sa durée, corresponde à une journée de salaire en moins. C'est le principe du trentième indivisible appliqué dans toute la fonction publique. Je propose par ailleurs de rendre illégal le fait de déposer des préavis couvrant plusieurs modalités de grève. Les grévistes doivent avertir s'ils font grève une journée ou plusieurs jours.

Enfin, une décision du Conseil constitutionnel a donné la possibilité aux grévistes d'entrer dans un conflit, puis de le quitter et ensuite d'y revenir. C'est une pratique extrêmement déstabilisante pour la SNCF. L'idée serait de rallonger de 48 heures à 72 heures le délai obligatoire pour se déclarer à nouveau gréviste. Enfin, j'observe un usage abusif du droit de retrait utilisé de façon collective. Là encore, il faudra corriger les excès.

Vos propositions vont-elles déboucher sur une proposition de loi?

Tout à fait. Mon objectif est que le groupe UMP à l'Assemblée dépose un texte avant la fin février.

Hervé Mariton était l'invité du matin sur France Info jeudi 15 janvier: "il y a une volonté des syndicats de désorganiser la SNCF"

Ecoutez l'interview en cliquant ici

Hervé Mariton veut savoir où va l'argent des radars: interview dans le Figaro du 14 janvier 2009

Alors que François Fillon a présenté mardi la réforme sur le permis de conduire, Hervé Mariton, rapporteur spécial du budget des transports à l'Assemblée nationale, va contrôler le système des radars automatisés. Il est temps, selon lui, de savoir où va exactement l'argent des amendes. Son rapport est attendu avant l'été.

LE FIGARO. - Pourquoi contrôler le Centre national de traitement du contrôle automatisé (CNT) de Rennes ?

Hervé MARITON. - Je veux savoir précisément l'usage qui est fait de l'argent des radars. À l'origine, le gouvernement avait clairement indiqué que l'intégralité du produit des amendes devait être versée à la Sécurité routière. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. En 2008, sur les 447 millions d'euros rapportés par le système de sanction automatisé, 194 millions d'euros ont assurément servi à l'amélioration de la sécurité routière. Le reste a été versé aux collectivités locales et à l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), structure créée en 2004 pour financer des équipements en France. Il est certain qu'une partie de cette somme a été détournée de sa vocation initiale pour financer divers autres projets sans rapport avec la sécurité sur nos routes. Il faut resserrer les contrôles. Il serait souhaitable que les préfets s'assurent de la nature des projets portés par les collectivités et de leur contribution à la sécurité routière. Je compte rendre mon rapport avant l'été.

Selon vous, jouer la transparence dans ce domaine est essentiel ?

Les enjeux sont importants. Ce système de sanction automatisé est décrié par les automobilistes qui le considèrent comme une pompe à fric. Si on veut faire taire ces critiques et que les radars soient acceptés par une grande majorité d'usagers, il faut être rigoureux. Il est important d'apporter toutes les garanties d'affectation aux Français. Et de démontrer que l'argent des radars sert bien à la sécurité routière.

Vous estimez que le centre de Rennes tarde à être amélioré ?

Ce centre, créé il y six ans, tarde à être plus productif. Aujourd'hui, sur les 14 millions de messages d'infraction traités par le CNT, seulement 8 millions donnent lieu à des avis de contravention. Le reste, près de la moitié tout de même, est inexploitable. Deux raisons à cela. Une raison technique : les photos sont floues. Je veux que l'on m'explique pourquoi leur qualité ne peut être rapidement améliorée. Ensuite, il y a le cas des étrangers qui, en très grande majorité, échappent au paiement des amendes. Ils ne représentent que 5 % du trafic, et sont à l'origine de 25 % des infractions pour excès de vitesse. En été, on atteint des sommets. En août, sur 1,9 million d'infractions constatées par les radars automatiques, la moitié était attribuée à des étrangers. De quoi créer un véritable sentiment d'injustice. Aujourd'hui, seuls les Luxembourgeois sont sanctionnés en raison d'un accord bilatéral signé avec la France. Dans ce domaine, on avance à la vitesse de l'escargot. Enfin, il s'agit de voir comment on peut améliorer l'entretien des radars. Le coût de maintenance préventive a littéralement explosé et augmenté de 70 %.

Pourquoi décider d'un contrôle du centre aujourd'hui ?

Le CNT va de plus en plus devenir une énorme machine. Dans les quatre années à venir, 2 000 radars supplémentaires vont être installés sur nos routes et vont s'ajouter aux 2 300 déjà en place. Le CNT devrait hériter du traitement des 25 autres millions de contraventions à la circulation routière pour stationnement gênant, feu rouge non respecté, stop grillé. L'ensemble devrait être en effet informatisé et automatisé. Avant de franchir cette nouvelle étape, il me paraît important de faire le point.

"Le réseau ferroviaire est-il vraiment en très mauvais état?": la question du jour posée à Hervé Mariton (La Croix, 13 janvier 2009)

Un peu partout, les incidents se multiplient sur le réseau. La région Basse-Normandie a ainsi annoncé vendredi qu'elle suspendait ses paiements à la SNCF pour la circulation des trains régionaux jusqu'à ce que la situation s'améliore. Les élus évoquent notamment la mauvaise qualité du service rendu.

Hervé Mariton: " Non, il est dans un état de qualité inégale et le rythme avec lequel on le rénove reste insuffisant. Une partie du réseau est totalement délaissée, mais elle est aussi quasiment inactive avec très peu de trains qui roulent. En revanche sur les lignes opérationnelles, on ne peut pas dire que la situation soit catastrophique. Elle n'est pas très bonne. Le problème est que l'on s'est épuisé pendant des années à faire de petits travaux d'entretien et que l'on a perçu tardivement la nécessité d'en faire plus. Le président de Réseau Ferré de France avait ainsi tiré la sonnette d'alarme l'an dernier. Des engagements ont, depuis, été pris par l'Etat, avec une enveloppe de 13 milliards d'euros, prévue entre 2008 et 2015. Tout cela ne peut donc pas se faire du jour au lendemain et l'accélération n'est pas si simple. Pour rénover les lignes, i lfaut par exemple du matériel spécifique, comme ce que l'on appelle les trains de suite, qui servent à changer les voies. Il n'en existe que deux en France, alors qu'il faudrait rapidement en commander un troisième.

Mais, on le voit aujourd'hui avec le plan de relance du gouvernement, la France n'a pas perdu son goût pour les grands travaux. Les élus préfèrent toujours se lancer dans la construction d'infrastructures nouvelles plutôt que dans l'entretien de l'existant. L'optimisation de certaines lignes a aussi souvent du mal à entrer dans un calendrier politique ou n'apparaît pas assez chic. C'est le cas de l'interconnexion en Île-de-France entre les réseaux TGV Atlantique et Sud-Est qui permettrait de désengorger le trafic. Avec le plan de relance, le gouvernement aurait ainsi pu dégager quelques milliards supplémentaires pour la régénération du réseau, quitte à étaler un peu plus dans le temps la création de nouvelles lignes TGV. Il n'est cependant pas trop tard pour bouger un peu le curseur.

Enfin, les questions d'entretien du réseau posent également le débat de la décentralisation à la française. Juridiquement, les régions n'ont pas à s'en occuper. Mais certaines ont décidé de le faire, car cela n'allait pas assez vite. La commission Balladur sur la réforme des collectivités territoriales devra faire des propositions sur le sujet, afin de clarifier les compétences, une bonne fois pour toutes."

"Sarkozy : Hyperpresident and an effetive reformer ?" Hervé Mariton analyse la politique de Nicolas Sarkozy sur France 24 dans "Politics"

Hervé Mariton était l'invité de France 24 mercredi 7 janvier dans l'émission "Politics". Face à Razzi Hammadi, Secrétaire national du PS, il revenait sur la politique de réformes menée par Nicolas Sarkozy. Retrouvez le podcast de l'émission (en anglais) en cliquant ici

Hervé Mariton est l'invité de France Bleu Drôme Ardèche et du Dauphiné libéré jeudi 8 janvier à 8h10.

Il revient sur l'actualité drômoise dans "l'invité de la rédaction". Ecoutez le podcast de l'émission en cliquant ici

Hervé Mariton est l'invité politique de Laurent Bazin sur iTélé mercredi 7 janvier 2009

Suivez son interview en direct à 8h30.