Par Hervé Mariton, jeudi 18 décembre 2008 à 10:35 :: National
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Par Hervé Mariton, jeudi 18 décembre 2008 à 10:35 :: National
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Par Hervé Mariton, jeudi 18 décembre 2008 à 10:30 :: National
Hervé Mariton estime qu'en matière de réformes, le pouvoir fait souvent oeuvre de précipitation et de manque de priorités. Il appelle l'Elysée et le gouvernement à un vrai changement de méthode pour éviter recul et compromis comme sur les lycées et le travail dominical.
Recul? Volte-face? Comment définissez-vous le report d'un an de la réforme des lycées?
Hervé Mariton. La langue de bois consisterait à parler uniquement d'un recul tactique. Mais en réalité, c'est bien un recul. Un recul sur une réforme plutôt bonne qui a souffert comme d'autres réformes d'un problème de méthode. Nicolas Sarkozy a envie de faire des choses, c'est bien. Il estime qu'avant d'agir, il faut communiquer. Peut-être. Mais je crois que dans cette phase qui précède l'action, la seule communication ne suffit pas. Il y a la nécessité d'une période d'évaluation, de réflexion et de préparation. Or, aujourd'hui, elle est souvent «shuntée». Sur ce dossier des lycées, comme sur d'autres, on voit maintenant la limite de la méthode du gouvernement. D'ailleurs, le club que je préside, «Réforme et modernité», mettra à l'ordre du jour de ses travaux cette question de la méthode dès le début 2009.
Cela veut dire trop de précipitation de la part du gouvernement?
Oui. Je ne dis pas qu'il y a trop de réformes mais elles ne sont pas suffisamment hierarchisées. On doit définir les priorités. Assumer clairement, par exemple, que le texte sur l'audiovisuel public n'en est pas une. Arrêtons de vouloir tout faire à la fois, cela donne un sentiment de précipitation aux Français. On peut se poser un peu pour préparer les réformes. Il faut savoir les gérer. Elles doivent répondre à l'exaspération des Français et non créer une exaspération.
Il y a le recul sur les lycées et aussi les concessions sur le travail du dimanche. C'est une bonne chose?
Oui. Depuis le début cette affaire a été mal engagée. Il y a une position de principe du président de la République pour la libéralisation du travail dominical. Mais très clairement, la question sociétale qui est derrière cette volonté a été totalement sous-estimée. En partant d'une position très idéologique et un peu datée, le chef de l'Etat et l'UMP ont pris conscience tardivement de l'émoi que cette question provoquait dans l'opinion. Il fallait donc ce compromis pour que cela ne nous pète pas à la figure et divise notre groupe. Ce compromis est honnête et bancal à la fois. Honnête parce que l'on tient compte de ce qui remonte du terrain. Bancal parce qu'il sera difficile à appliquer dans sa traduction juridique. Il a au moins un mérite: il rabiboche tout le monde.
Report, compromis dans les réformes. Assiste-t-on à un tournant dans le quinquennat?
En tous cas, le président prend conscience de la distance qu'il y a entre, d'un côté, son intuition et, d'un autre côté, ce que pensent l'opinion et une partie de l'UMP. Il faut un vrai changement dans la méthode. Pas un changement dans l'ambition.
Nicolas Sarkozy est-il, comme , le disent certains, en voie de "chiraquisation? A savoir, reculer face à la pression de la rue.
Jacques Chirac n'avait pas le monopole du remplissage des rues. Et si Chirac était plus attentif à la méthode, je ne prendrai pas cela comme une insulte.
Autre point de clivage, la réforme de l'audiovisuel public. Contraindre Patrick de Carolis à décider la fin de la publicité, n'est-ce pas hypocrite de la part du pouvoir?
C'est choquant. C'est une évolution curieuse de la conception du travail parlementaire. Je vous rappelle que je suis contre ce texte.
Bruno Lemaire, un villepiniste comme vous, vient d'entrer au gouvernement. Une façon supplémentaire d'isoler Dominique de Villepin?
C'est juste le débauchage d'un homme de qualité.
Auriez-vous accepté d'entrer eu gouvernement?
Pour me soumettre, non. Pour mettre en pratique mes convictions, oui. Notamment en ce qui concerne la méthode de la réforme. Le débauchage ne m'intéresse pas.
Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, est-ce une bonne chose, un verrouillage, un tremplin pour l'homme?
Il s'en servira comme un tremplin mais qui peut lui reprocher? Un verrouillage? Cela y ressemble beaucoup. Patrick Devedjian avait de grandes qualités personnelles mais elles n'ont pas suffit à faire vivre le débat à l'intérieur de l'UMP. Xavier Bertrand ouvrira-t-il et fera-t-il vivre ce débat? Cela serait une divine et inattendue surprise.
Le scandale Madoff aux Etats-Unis, une arnaque de 50 milliards de dollars. Et une nouvelle fois des banques françaises dans la tourmente. N'est-ce pas désespérant cette opacité bancaire?
Oui. C'est pour cela que je souhaite la création en France d'une commission d'enquête sur la transparence du système bancaire. Cette opacité ne peut plus durer. Le parlement doit s'emparer du dossier pour restaurer la confiance.
Par Hervé Mariton, mercredi 10 décembre 2008 à 12:31 :: National
Hervé Mariton, Rapporteur Spécial du budget des Transports, présidera lundi 15 décembre ces nouvelles rencontres parlementaires qui se tiendront en présence de Éric BESSON, Secrétaire d’État chargé de la Prospective, de l’Évaluation des politiques publiques et du Développement de l’économie numérique et de Dominique BUSSEREAU, Secrétaire d’État chargé des Transports.
Les choix de politique des transports ont besoin de temps pour se traduire concrètement. Parce qu'ils mobilisent beaucoup d'argent, parce que la réalisation physique des infrastructures se fait dans la durée, parce que la réforme des modes de gestion est la condition nécessaire de l'efficacité des efforts d'investissement. La priorité annoncée pour les infrastructures de transport dans le cadre du plan de relance de l'économie témoigne d'une ambition et ouvre un chemin. Elle contribuera au redressement de la compétitivité de notre économie et au succès de la sortie de crise ; elle adresse un message optimiste dès aujourd'hui. En même temps, la plupart des effets concrets se traduiront dans plusieurs années. Raison de plus pour anticiper sur ce que seront les transports en 2020.
Maison de la Chimie- lundi 15 décembre 8h30-17h.
Pour tout renseignement contacter M&M Tél.: 01 44 91 58 71 • Fax : 01 44 91 58 51 Contact inscriptions : Corine BONA inscriptions@altedia.fr
Par Hervé Mariton, lundi 8 décembre 2008 à 17:09 :: National
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Par Hervé Mariton, jeudi 4 décembre 2008 à 11:55 :: National
L'unanimité apparente qui accompagne l'idée de relance ne doit pas servir une stratégie trop dispersée qui affaiblirait l'efficacité de la politique conduite tout en augmentant son coût, alors même que nos finances publiques sont en difficulté. Quelques principes doivent guider une bonne relance de l'économie.
1 - Maintenir la pression sur le système financier. La crise a débuté par une crise financière et bancaire. L'extension de la mobilisation publique ne doit se faire ni au détriment des moyens consacrés à la restauration du crédit, ni en atténuant les obligations de résultat faites aux acteurs financiers. L'attention ne doit pas faiblir sur les problèmes d'origine, leur traitement immédiat, la recherche de solutions durables.
2 - Tenir un discours de vérité aux Français. Il s'agit d'une vraie crise de caractère mondial, à l'aune de laquelle les années précédentes ne sont plus si grises. Elle appelle des remises en cause et des réformes en profondeur.
3 - Expliquer que la relance aura un coût, que l'argent public est rare et oblige aux meilleurs choix, et qu'après l'exaltation du retour du politique, il faudra faire des efforts accrus pour accélérer l'indispensable rétablissement des finances publiques. Qui, sinon, pourrait payer pour la crise suivante ? Le G20 comme l'Union européenne ont rappelé que l'intervention publique doit se faire dans le souci de retour à meilleure fortune.
4 - La priorité doit être placée sur l'investissement, mais pas n'importe lequel. D'un côté, l'investissement public doit avoir pour contrepartie une création d'actifs ; de l'autre, le soutien à notre économie doit permettre aux entreprises d'améliorer leur compétitivité durablement. Si des mesures de court terme sont nécessaires compte tenu du ralentissement de la croissance, elles ne peuvent porter uniquement sur le pouvoir d'achat. La prime à la casse automobile a le mérite d'être non reconductible, écologiquement intelligente, efficace à court terme. La simplification de l'aide à l'investissement locatif, que nous proposons de transformer en réduction d'impôt, pourrait utilement relancer le secteur du logement et l'emploi. L'objectif premier est de résorber le déséquilibre actuel du marché du logement.
5 - Choisir les priorités de moyen et long terme. Nous ne pouvons différer les choix qui permettront à la France de rebondir lorsque l'amélioration économique viendra. Par exemple, des programmes de moyen terme, qui auraient un important effet d'entraînement sur l'économie, peuvent être lancés. L'amélioration des réseaux électriques, la régénération des voies ferrées, le développement et la modernisation des routes nationales, prêts à démarrer en quelques mois, auront plus d'impact que l'annonce d'un TGV Bordeaux-Toulouse en 2025.
6 - Au-delà de la crise, préparer les mutations. L'industrie automobile souffre de ses produits trop chers et mal adaptés à l'évolution des coûts de l'énergie et des modes de vie. S'il faut soutenir la demande, cela ne doit pas se faire au détriment de l'indispensable mutation de l'industrie. Autant la relance financière doit être générale, autant la relance économique doit être ciblée.
7 - Mesurer l'équilibre entre l'initiative publique et le libre marché. C'est à l'État de fixer les perspectives de long terme, les équilibres sociaux à respecter, c'est au marché d'en définir les modalités et la méthode la plus efficiente pour y parvenir. L'économie de marché est peut-être le pire des systèmes... mais à l'exception de tous les autres ! N'oublions pas les vertus de l'échange et de la libre concurrence, les inconvénients du dirigisme.
8 - Accélérer les décisions. Cela ne coûtera pas très cher. Éric Woerth a cité l'accélération des remboursements de TVA et d'impôt sur les sociétés aux entreprises. On pourra aussi accélérer de quelques mois les versements aux collectivités locales (dotation globale d'équipement, fonds d'aménagement du territoire...). Certaines procédures publiques qui bloquent et retardent les investisseurs pourraient être allégées. L'ensemble des administrations doit être mis sous tension pour décider plus vite.
9 - Lever les obstacles à la croissance. La crise joue le rôle de révélateur. Nombre de propositions du rapport Attali sont plus que jamais d'actualité. Elles coûtent peu, leur pédagogie est plus aisée en période de crise, leur urgence plus visible aussi. Sur la libération des professions réglementées, l'effacement des effets de seuil dans la vie des entreprises, le développement des « business angels », la promotion de l'équipement numérique, il n'est plus temps d'attendre.
10 - L'effort de redressement, pour être accepté et légitime, doit être partagé par tous. Mais les classes moyennes ne doivent pas en porter l'essentiel. Il faut relancer le chantier de la fiscalité des stock-options, des parachutes dorés ou des bonus des dirigeants, à l'image de ce que font nos partenaires européens.
La relance n'effacera pas la crise. Bien conçue, elle pourra préparer la mutation tant attendue de notre économie.
Par Hervé Mariton, mercredi 3 décembre 2008 à 18:13 :: National
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Par Hervé Mariton, mercredi 3 décembre 2008 à 16:25 :: National
Hervé Morin reçoit aujourd'hui Hervé Mariton, Secrétaire National à la Défense pour le groupe UMP, ainsi que Serge Dassault et le bureau de la Fédération Air Espace Défense.
Il s’agit de la première rencontre entre le Ministre et la Fédération depuis l’élection de Nicolas Sarkozy et la nomination d’Hervé Morin en tant que Ministre de la Défense.
La Fédération regroupe aujourd’hui près de 3000 professionnels du secteur de l’aéronautique de l’espace et de la défense, adhérents ou sympathisants de l’UMP qui ont choisis de mettre leur expertise au service de leurs convictions afin d’être en mesure d’aider ceux qui au sein du Mouvement ont la responsabilité de faire des choix et de décider.
La rencontre portera sur la future loi de programmation militaire (LPM).