Aller au blog | Aller au menu | Aller à la recherche

«Les emplois aidés ne sont pas une solution à long terme» - Interview de Hervé Mariton dans le Figaro du 30 octobre 2008

INTERVIEW - Hervé Mariton, député UMP de la Drôme, de sensibilité libérale, estime que «pas plus aujourd'hui qu'hier l'État n'a réponse à tout».

LE FIGARO. - Le retour des emplois aidés est-il une bonne nouvelle ?

Hervé MARITON. - On peut ne pas être enthousiaste. Les emplois aidés ne se justifient pas par la situation du chômage. Ils ont pour objectif de soutenir le moral de nos concitoyens et d'éviter la déprime. C'est un pansement qui permet de dire aux Français : «On est là, on s'occupe de vous !», et de garantir des embauches d'ici à deux mois dans les collectivités publiques. Le prix à payer est cependant élevé : l'Élysée stoppe l'évolution des mentalités, alors que les Français - et les élus locaux - commençaient enfin à comprendre que le salut consiste à créer des emplois dans l'économie réelle, et non dans l'économie administrée. Les emplois aidés, ce n'est pas une solution à long terme. Ce dispositif ne devrait pas durer plus de six mois, faute de quoi il aura plus d'inconvénients que d'avantages.

Estimez-vous que le message du président de la République d'un «retour de l'État» est une erreur ?

Pas plus aujourd'hui qu'hier l'État n'a réponse à tout. La gestion immédiate de la crise financière par Nicolas Sarkozy a été excellente. Mais la situation économique n'est heureusement pas aussi dramatique que celle des marchés financiers. Si certains indicateurs sont préoccupants, le chômage demeure nettement moins élevé que voilà cinq ou dix ans. Il ne s'agit pas de nier les difficultés, mais simplement d'éviter le catastrophisme. Et ne nous détournons pas des réformes structurelles qui restent à accomplir.

Quels chantiers vous paraissent prioritaires pour les mois à venir ?

Certains ont été identifiés par le président de la République lui-même avant-hier, dans son discours de Rethel. L'assouplissement du marché du travail accompli jusqu'ici reste très modeste. Le recours plus aisé aux CDD pour les PME et le souci de libéraliser le travail le dimanche sont donc bienvenus. La fusion de l'ANPE et de l'Unedic est longue et laborieuse. L'objectif d'un référent unique pour chaque chômeur d'ici à «l'été 2009», rappelé avant-hier par Nicolas Sarkozy, est ainsi très louable. Mais il faut aller plus loin. Jacques Attali assure que deux tiers des propositions de son rapport pour lever les obstacles à la croissance ont commencé à être appliquées. Je vois dans ses propos le plaisir de se rassurer soi-même. En réalité, la mise en œuvre de ses recommandations reste beaucoup trop timide. .

Hervé Mariton invité de la matinale de Canal + le lundi 27 octobre

Hervé Mariton était ce matin l'invité de Canal + dans la matinale. Interrogé sur l'actualité et notamment sur la crise économique et financière, il a mis en garde contre "un retour du dirigisme" mais aussi souligné que "le sujet aujourd'hui c'est de limiter les dégâts et faire en sorte que demain, pour une fois, la France ne loupe pas le coche de la reprise". Pour voir le podcast de l'émission, cliquez ici

Grand débat sur l'Europe à Cambridge

Hervé Mariton est invité jeudi 23 Octobre à participer à un grand débat sur l'Europe organisé par la Cambridge Union pour évoquer la question de l'intégration de l'Europe.

Faut-il ou non une intégration plus forte?

Différentes personnalités échangeront leur point de vue sur ce sujet: Lord Tomlinson, membre du Parlement européen et sous-secrétaire d'État aux Affaires étrangères, Nigel Farage, membre du Parlement européen et chef du UK independence party, Declan Ganley, fondateur de Libertas et principal partisan du non au référendum irlandais sur le traité de Lisbonne et Nick Butler, président du Center for European Reform and Union Trustee.

Hervé Mariton est l'invité du colloque "Entretiens de Brienne" jeudi 23 octobre: "Lutte contre la prolifération, détection et alerte avancée - l'Espace: quelles réponses face à la menace balistique?"

Hervé Mariton présidera la première table ronde « Prolifération balistique : quelles menaces, quels défis, quels besoins ? » (09h30-11h00), à laquelle ont accepté de prendre part le GBA Emmanuel du PONT de ROMEMONT, adjoint au Directeur de la Délégation aux Affaires stratégique (DAS), M. François HEISBOURG, Conseiller spécial du Président de la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS) et Président du Conseil d’administration de l’International Institute for Strategic Studies (IISS), M. François GERE, Directeur de l’Institut Français d’Analyse Stratégique (IFAS), et l’Amiral Pierrick BLAIRON, Major général des Armées.

		
Hervé Mariton est l'invité mardi 21 octobre de la rencontre Hommes & Défense sur le thème "Quel avenir pour la Marine française?"

Vincent Hélin, fondateur de Mer & Universités, anime mardi 21 octobre un petit-déjeuner débat à l'Assemblée nationale sur l'avenir de la Marine française, envisagée aussi bien en tant qu'outil militaire et politique qu'en tant que créateur d'emplois et de savoir-faire sur le territoire national. Hervé Mariton et l'amiral Dumontet sont les invités de cette rencontre Hommes & Défense, qui intervient une semaine avant le grand salon Euronaval, qui sera marqué cette année par la question de la réduction des programmes français et de la montée des programmes navals, notamment ceux des pays d'Asie.

Hervé Mariton présente mercredi 15 octobre son rapport sur la politique tarifaire de la SNCF

Hervé Mariton publie mercredi 15 octobre un rapport sur la politique tarifaire de la SNCF. Celle-ci est en effet régulièrement critiquée par les associations de consommateurs qui la jugent complexe et opaque. Le rapport, très attendu, vise à clarifier l'offre de l'entreprise nationale, afin de rendre la grille tarifaire de celle-ci plus transparente et plus accessible.

Rapport disponible ICI.

8 octobre: intervention d'Hervé Mariton sur la crise financière à l'hémicycle de l'Assemblée Nationale. Réagissez en ligne

Le gouvernement a fait mercredi 8 octobre une déclaration spéciale sur la crise financière et bancaire à l'Assemblée Nationale, suivie d'un débat au sein de l'hémicycle. Hervé Mariton a pris la parole pour le groupe UMP, au nom de la Commission des Finances, et posé une question au gouvernement sur cette crise. Voici le texte de son intervention : réagissez et faites nous part de vos réflexions et suggestions sur ce blog.

"Pour résoudre la crise, il faut avoir confiance en la démocratie. La solution appartient à l’exécutif, qui fait très bien son travail, et au Parlement, pluriel et pluraliste. Il leur revient d’informer les Français, citoyens, épargnants, contribuables, et de partager avec eux les solutions.

Nous vivons, cela a été souligné, une crise de liquidités qui exige de rétablir la confiance dans le système bancaire. Le Gouvernement a dit qu’il garantirait le système bancaire français. C’est bien. En même temps, il faut faire face à une demande de mesures concrètes en France, en Europe et dans le monde.

Je formulerai cinq demandes concrètes, madame la ministre. Quelles mesures seront prises pour lutter contre la spéculation baissière ?

Comment assurera-t-on la transparence quant à la situation des banques ? Dès lors qu’il y a garantie de l’État, il n’y a aucun risque à la transparence.

Quelles seront les initiatives permettant de mettre en place un modèle européen de gouvernance financière dont chacun ressent le besoin ? L’État garantit le système bancaire. Il faut donc avoir confiance en lui.

Il est alors essentiel, madame la ministre, que vous nous rassuriez et que vous nous disiez qu’il n’est pas question de laisser filer les déficits et d’augmenter les prélèvements obligatoires. Nous devons aussi penser à l’avenir. On entend déjà que, aux États-Unis, les conditions sont réunies pour qu’un rebond intervienne.

Quelles sont – ce sera ma dernière demande – les réformes structurelles les mieux à même de favoriser le rebond de notre économie ? Nous devons, en effet, croire en l’avenir !"

(Hervé Mariton, question au gouvernement, mercredi 8 octobre 2008)