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Hervé Mariton est l'invité des rédactions de Radio Notre Dame, RCF et la Croix (29 mai).

Hervé Mariton répondra aux questions des rédactions sur l'actualité.

L'émission sera diffusée le 29 mai de 17h à 18h sur Radio Chrétiennes Francophones, sur Radio Notre Dame à partir de 18h30 ainsi que sur le site de "La Croix"

« Le PIB ne doit pas mesurer le bien-être d’une nation ! » interview de Hervé Mariton dans "Economie matin" (23 mai 2008)

Les Français ne croient plus aux chiffres officiels. Comment réagir face à ce divorce?

Hervé Mariton : L’Insee ne ment pas. Ses chiffres sont solides. Mais il faut les affermir et construire des indicateurs complémentaires. Il faudrait publier une mesure du chômage mensuelle, et non plus seulement trimestrielle. Compléter par les chiffres du « halo du chômage » (situation intermédiaire entre emploi et chômage, ndlr) et ceux du « sous-emploi » (dont le temps partiel, ndlr). Pour le pouvoir d’achat, un calcul par tranche de revenu et par « unité de consommation » (par personne, ndlr) s’impose. Certaines de ces réformes se mettent en Å“uvre.

Le rapport Quinet, lui, préconise de prendre en compte le poids des « dépenses contraintes » des ménages, autrement dit celles auxquelles on ne peut échapper, dans le calcul du pouvoir d’achat…

Nous sommes prudents sur ce point. Dans toute mesure, il y a des conventions. Lors de l’élaboration d’un nouvel indice, le risque est d’introduire des débats trop exclusivement idéologiques et trop subjectifs. Le président de la République a souhaité que l’on mesure davantage les dépenses contraintes, celles prélevées sur votre compte, celles qui pèsent sur ce qui reste dans votre porte-monnaie avant de faire votre marché.

Comme le loyer…

Ou un abonnement à une chaîne porno! Le mot « contraint » est très ambigu, il fait croire aux gens que l’on est dans le domaine de la dépense vitale. Ces questions sont difficiles à évaluer. Il faut éviter de se précipiter sur ce sujet. Il y a un risque de démagogie. La statistique ne doit pas être l’outil de la démagogie.

Donc le président de la République a été démagogique sur ce point?

(réaction) Il a répondu à une certaine facilité, celle de ne pas s’interroger sur les dépenses contraintes. Il est allé un peu vite. Même genre d’observations sur l’évolution du produit intérieur brut. Il y a un consensus pour considérer que le PIB ne suffit pas pour mesurer le bien-être d’une nation. Mais le PIB n’est pas fait pour ça! N’abîmons pas les chiffres de référence, construisons d’autres mesures, mais prudemment. Parce que les débats scientifiques qui sont derrière sont loin d’être tranchés.

Intervention de Hervé Mariton lors de la séance du mercredi 21 mai 2008 sur la Réforme des institutions

M. Hervé Mariton – Much ado about nothing… Oui, vraiment beaucoup de bruit pour rien, car aucun problème sérieux ne justifie que l’on réforme nos institutions. Lors de la campagne électorale, je considérais que l’une des grandes faiblesses de Mme Royal était de polariser le débat sur les questions institutionnelles alors que notre candidat se concentrait sur d’autres enjeux. Je maintiens que la révision constitutionnelle n’est pas une priorité et j’observe que le texte, même passé au crible de la commission, qui a fait un travail remarquable, contient encore quelques remarquables curiosités. Ainsi, Madame la garde des sceaux, faut-il véritablement fixer dans la Constitution le nombre des membres du Conseil économique, social et environnemental ? Allons donc ! Soyons sérieux ! D’autre part, j’ai entendu le Premier ministre nous expliquer qu’une autre occasion de renforcer les pouvoirs du Parlement ne nous serait pas accordée. C’est une curieuse formulation, car la Constitution n’est pas octroyée par l’exécutif. Nous sommes le pouvoir constituant ! La question n’est pas de savoir si cette occasion se représentera ou non. Il y a déjà eu tant de révisions de la Constitution… Ce serait une occasion exceptionnelle de renforcer le contrôle parlementaire, dit-on. Mais nous disposons déjà de bien des possibilités. Encore faudrait-il que nous décidions de les employer. Le contrôle parlementaire exige du travail, de l’indépendance et des moyens. Ce n’est pas une révision de la Constitution qui changera la situation. À nous de nous mobiliser, de démontrer notre indépendance et de mieux répartir les moyens disponibles (« Très juste !» sur plusieurs bancs du groupe UMP). Tout n’est pas insignifiant dans ce texte, qui contient assurément des éléments positifs. Par exemple, ce serait un vrai progrès d’examiner en séance le texte issu des travaux de la commission, mais je comprends mal la réserve portant sur les lois de finances. Si le Parlement a été créé, c’est bien pour voter l’impôt ! Pourquoi s’arrêter en chemin ? C’est la raison d’être du Parlement. Heureusement qu’on nous épargne la venue du chef de l’État dans cet hémicycle. Ce serait contraire à l’esprit de nos institutions. La convocation du Congrès est un moindre mal, mais je peine à comprendre ce qu’apportera le déménagement de toutes nos institutions à Versailles. Tout n’est pas mauvais dans ce projet, Madame la garde des Sceaux. Mais nos institutions sont en place depuis cinquante ans, et elles ont permis de réaliser un travail souvent remarquable. Pourquoi consacrer tant d’énergie à cette révision ? Ce texte ne mérite ni cet excès d’honneur, ni cette indignité. Au total, nous restons peu convaincus (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe UMP).

Hervé Mariton présente son rapport d'information sur les péages ferroviaires.

Le rapport d'information dont le titre est "péages ferroviaire: pour la vérite" est consultable sur le site de l'Assemblée nationale:

Pour le lire cliquez ici

Hervé MARITON présente le rapport de la mission d'information commune sur la mesure des grandes données économiques.

Le rapport est consultable sur le site de l'Assemblée nationale:

http://www.assemblee-nationale.fr/13/rap-info/i0815.asp