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La revue Infrastrucutures et mobilité fête la parution de son 100ème numéro - 8 septembre 2010

A l'occasion de cet anniversaire, Infrastructures et mobilité, publication dédiée à la politique des transports, rassemble aujourd'hui autour d'une table ronde au Sénat les acteurs et les décideurs du monde des transports. Hervé Mariton, rapporteur spécial du budget des transports, viendra faire avec eux le bilan de dix ans de politique dans ce domaine et essayer de dessiner les perspectives de demain.

une manifestation de volonté pour obtenir la nationalité française suivie d'une période probatoire (interview parue dans le JDD - 4 septembre)

Hervé Mariton proposera mardi au bureau du groupe UMP de l’Assemblée nationale de rendre plus longue et plus difficile l’obtention de la nationalité française. Une idée alternative au projet de déchéance de la nationalité sur laquelle Nicolas Sarkozy doit rendre ses arbitrages lundi.

A la déchéance vous voulez substituer une probation?

Cette période probatoire serait une sorte de stage qui concernerait tous ceux qui veulent obtenir la nationalité française. Cette période de responsabilité et de formation civique et linguistique durerait cinq ans. A son issue, on vérifierait l’intégration manifeste de la personne et en particulier son respect de la loi, mais aussi sa connaissance de la langue française. Le point de départ de cette période serait une manifestation de volonté. Elle avait été judicieusement instituée par notre majorité en 1993 mais hélas supprimée par le PS en 1998. Cette manifestation de volonté serait obligatoire pour tous, fils et filles d’étrangers nés sur le territoire français, ressortissants étrangers mariés avec un Français ou une Française.

Quel serait le statut de ces personnes?

Au Canada le terme n’existe plus, mais on a parlé pendant longtemps, et je trouve que c’est une bonne expression, d’immigrants reçus. L’idée, au fond, c’est qu’avant d’être français on peut être un immigré ayant des droits particulièrement solides, allant par exemple jusqu’à l’accès à la fonction publique, mais pas encore à la nationalité, ou au droit de vote qui va avec.

La déchéance sur laquelle travaille le gouvernement ne vous convient pas?

Les Français veulent un dispositif qui puisse s’appliquer de manière tout à fait opérationnelle. Or soit la déchéance est trop massive et elle pose un problème de principes. Soit elle s’installe dans la continuité du droit actuel, et elle se présente comme quelque chose d’extrêmement rare et difficile à mettre en œuvre et ne répond pas au problème. Ma proposition a le mérite de concerner un plus grand nombre de situations. J’avais déjà avancé cette idée de probation au moment du discours de Grenoble. J’ai vu que certains comme Claude Guéant, le secrétaire général de l’Elysée, l’ont reprise. Sauf que cette probation doit être en amont de l’obtention de la nationalité et non en aval.

Avec votre proposition, les enfants nés en France de parents étrangers n’obtiendraient pas la nationalité avant 21 ans?

Je pense que ma proposition est à la fois moins difficile à justifier sur les principes et plus forte sur le fond.

Cela signifie-t-il que vous n’adhérez pas au discours prononcé par le président de la République à Grenoble?

Je pense que le Président a eu raison de poser la question du retrait de la nationalité. Il propose une extension du dispositif actuel. Je pense que ma proposition vise plus large et plus juste.

Pensez-vous qu’il existe un lien entre immigration et délinquance?

Le seul lien que je fais, c’est de dire que pour devenir français il faut avoir prouvé sa capacité à respecter la loi.

Propos recueillis par Soazig Quémener

"Défense: la coopération des capacités militaires est indispensable" (interview - L'express, 4 septembre)

La France et la Grande-Bretagne vont développer leur coopération bilatérale dans le domaine de la Défense, ont annoncé vendredi 3 septembre, les ministres Hervé Morin et Liam Fox. Hervé Mariton, secrétaire national de l'UMP aux questions de défense, explique pourquoi.

Quels sont les enjeux de la coopération bilatérale entre Paris et Londres?

Il n'y a pas de défense en Europe sans la Grande-Bretagne et la France. De même qu'une vraie réforme de l'Otan ne pourra voir le jour sans la volonté des deux nations. Sans coopération, on sera, demain, incapable de maintenir notre effort budgétaire.

La réalité militaire en Europe, les perspectives de l'Alliance atlantique et les politiques de défense de nos deux pays, exigent, compte tenu des contraintes financières de l'après crise, une relation d'une autre nature que celle menée jusqu'à présent.

En premier lieu, celle-ci doit reposer sur des accords politiques, notamment si l'on évoque l'Otan. Que veut-on faire de l'Alliance demain? La question renvoie également à notre stratégie en Afghanistan.

Par ailleurs, la coopération ne peut se concentrer sur les seuls chantiers industriels, qui doivent être poursuivis. On s'aperçoit que leur réalisation est difficile, faute d'une volonté politique commune. Comme on n'a pas le temps d'attendre, la mise en commun des capacités existantes doit donc être renforcée.

The Times avait évoqué un partage des porte-avions français et britannique. Une hypothèse jugée "irréaliste" par Liam Fox, le ministre britannique de la Défense. Jusqu'où peut-on aller?

On peut aller loin. Je pense que, tout en préservant l'autonomie de décision de chaque Etat, la coopération peut aussi toucher les questions liées à la dissuasion. Je rappelle que lorsque nous travaillions en France sur le deuxième porte-avions, nous le faisions en concertation avec les Britanniques. La coopération de capacités doit être menée en respectant les choix politiques des Etats (autonomie et souveraineté de décision).

Il faut également prendre en considération les contraintes techniques: par exemple, un porte-avions type Charles-de-Gaulle et des porte-aéronefs britanniques à atterrissage court n'offrent pas les mêmes capacités. Il ne me paraît pas inconcevable d'avoir, dans l'avenir, un outil militaire (avion ou bateau), qui porte alternativement les couleurs de la France et celles du Royaume-Uni. Nous devons avoir aucun tabou.

Les contraintes budgétaires des deux pays vont-elles rendre ces mutualisations indispensables?

Oui. La contrainte est forte en France, même si, lors du débat d'orientation budgétaire pour 2011, la Défense a été protégée par rapport à d'autres budgets. Elle est importante à Londres, où le ministère de la Défense doit prochainement publier la Defence review, après laquelle il fixera ses nouvelles priorités. S'il confirme son choix en faveur du missile balistique mer-sol Trident à têtes nucléaires, il sera dans l'obligation de réduire d'autres programmes _un débat important a eu lieu sur ce sujet au sein du parti conservateur. C'est aussi un sujet en France, qui a décidé de préserver la dissuasion. Ces choix justifient l'impératif d'une nouvelle coopération.

Propos recueillis par Romain Rosso

Hervé Mariton participera jeudi 2 septembre à l'Université d'été du MEDEF qui porte cette année sur le thème "L'étrangeté du monde mode d'emploi"

Il interviendra lors d'une conférence débat intitulée "Monde à l'envers, monde à l'endroit, actualité de la chienlit" aux côtés de Flore Vasseur, écrivain, Benjamin Cheminade, expert de la Y génération, Henri Weber, député européen, Jean-Paul Delevoye, Médiateur de la République et Philippe Lemoine, PDG de LaSer.

Ils se demanderont notamment comment savoir où donner de la tête avec l'actuelle vitesse de l'actualité, si les élites sont devenues indignes de confiance ou encore que faire quand les éléments naturels s'y mettent aussi et quand l'être humain se sent dépassé...

Dialogue Républicain à Nyons le 9 septembre à 20h30

Hervé Mariton organise à Nyons un nouveau Dialogue Républicain, réunion publique ouverte à tous les citoyens qui souhaitent débattre librement de la situation de la France, des actions en cours et à entreprendre, de la politique engagée par le Gouvernement et des enjeux de la circonscription.

Cette réunion aura lieu le 9 septembre à 20h30 à la maison de pays Jean Escoffier de Nyons (promenade de la Digue).

Hervé Mariton présente son livre Transmettre pour construire, à paraître le 22 septembre.

A cette occasion, il a le plaisir de vous inviter avec le club Réforme&Modernité à une séance de signature le mercredi 22 septembre à partir de 18h à l'Assemblée nationale, dans les salons de la Questure.

(inscription souhaitée à l'adresse reformeetmodernite@orange.fr)

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Pourquoi Nicolas Sarkozy a-t-il reculé sur les aides au logement étudiant ? Entretien avec Hervé Mariton (La Croix, lundi 30 août)

Le chef de l’État a choisi de revenir sur une mesure annoncée début juillet : l’interdiction de cumuler les aides au logement de l’étudiant (APL) et la demi-part fiscale dont bénéficient ses parents. Au final, aucune famille n’aura à choisir entre ces deux dispositifs – l’hypothèse de permettre le cumul aux plus modestes seulement avait, un temps, été évoquée. Hervé Mariton, y voit un « recul tactique compréhensible » dans un contexte de rentrée déjà tendu.

« L’exécutif a reculé sur le non-cumul des APL et de la demi-part fiscale pour ne pas ouvrir un nouveau front social du côté des étudiants, alors que la rentrée est déjà nerveuse avec la réforme des retraites. Je pense que cette réforme est fondamentalement acceptée par les Français, mais il est vrai que tous ces débats sont de nature à les énerver…

La décision de Nicolas Sarkozy est donc un recul tactique compréhensible. Pour autant, il y avait une vraie cohérence de la réforme initiale, et je trouve dommage d’y avoir renoncé. Je m’explique : en France, le principe fondateur de la fiscalité est celui du “foyer fiscal” ; c’est en vertu de ce principe qu’est appréciée la situation financière de chacun, c’est ce qui justifie la notion de quotient familial. En conséquence, lorsqu’on est dans un foyer, on ne devrait pas pouvoir être dans deux !

« Ne pas mélanger politique familiale et politique étudiante » Il paraissait donc logique de remettre de l’ordre dans tout cela, en évitant de mélanger politique familiale et politique étudiante, quitte à imaginer une autre forme de prestation que les aides au logement pour les jeunes qui poursuivent des études supérieures.

En tout état de cause, ces va-et-vient ne sont pas de nature à rassurer sur l’attachement du gouvernement à la politique familiale et à ses valeurs. Le pire, bien sûr, aurait été de couper la poire en deux en excluant du cumul seulement les familles les plus aisées : cela, en effet, aurait été un nouveau coup de boutoir au caractère universaliste de notre système, alors que Jacques Attali n’a pas renoncé à mettre sous condition de ressources les allocations familiales. Reste, qu’on a le sentiment d’une politique opportuniste plutôt que pensée et cohérente. J’ajoute qu’à ne jamais rien résoudre, dans un contexte de dégradation des comptes publics, on court à terme le risque de faire exploser la politique familiale. »

propos recueillis par Marine LAMOUREUX

Faut-il quitter l'Afghanistan? Pour Hervé Mariton, partir serait un signe de faiblesse. La France ne doit pas capituler contre le terrorisme! (Interview dans Le Parisien du 24 août)

La France a à nouveau perdu deux soldats au combat en Afghanistan hier, portant au nombre de quarante-sept les victimes du conflit dans lequel elle est engagée. Hervé Mariton explique pourquoi il faut maintenir les efforts de la France dans ce conflit.

Ces deux nouveaux morts ne doivent-ils pas inciter la France à revoir sa présence en Afghanistan?

Hervé Mariton - La première réaction qui s'impose est d'abord un message de sympathie aux victimes et à leurs familles. Notre mission et notre présence sont utiles en Afghanistan, à l'Afghanistan, et à nos alliés. Elles sont indispensables dans la lutte contre le terrorisme international où ce pays, et sa zone frontière avec le Pakistan, occupent une place importante. La France ne capitule pas contre le terrorisme!

Est-ce un motif suffisant, sachant que le terrorisme n'est pas seulement en Afghanistan?

Il n'y a pas de réponse unique. Tout événement tragique, comme la mort de soldats, suppose des retours d'expérience, comme nous l'avons fait après les dix morts d'Uzbeen, en se demandant comment mieux préserver la vie de nos hommes. La France a fait le choix d'un contingent stable, elle a augmenté la présence des gendarmes pour renforcer la capacité des Afghans à mener eux-mêmes certaines opérations de police. Il faut poursuivre.

D'après vous, y a-t-il de réelles avancées démocratiques dans le pays?

Il y a des progrès, même si, d'évidence, ils sont insuffisants. Il y aurait un grand danger pour les pays présents, aujourd'hui, de se retirer. Tant sur le plan militaire que policier, les Afghans doivent pouvoir assumer davantage de missions et cela continue de rendre nécessaire notre présence.

Jusqu'à quand?

Notre présence n'a pas vocation à être éternelle. Ni la France ni l'Afghanistan n'ont intérêt à donner un calendrier. La situation sur le terrain ne le permet pas, ce serait un signe de faiblesse de notre part. Notre présence est difficile, par les morts que l'on déplore et par le déroulement des opérations, mais elle est utile et indispensable à la stratégie des pays de l'alliance.

Propos recueillis pas Martine Chevalet

L'expulsion des Roms est-elle une bonne solution? Débat entre Hervé Mariton et Noël Mamère sur RTL, le 20 août

Les expulsions de Roms ont commencé jeudi. Promis par le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, ces retours en Roumanie et en Bulgarie continuent de provoquer une vive polémique. La démarche du gouvernement est-elle légitime ? Peut-on parler, comme le disait le député Arnaud Montebourg (PS) sur RTL de "racisme officiel" ? Plus largement, comment faire en sorte d'améliorer les conditions des Roms, victimes de la misère en France comme en Europe de l'Est? C'est le débat qu'a proposé RTL à Noël Mamère, député de Gironde (Verts) et Hervé Mariton.

Un amendement présenté par Hervé Mariton est adopté lors de l'examen du projet de loi portant réforme des retraites en Commission des Affaires sociales

Cet amendement vise à ce que, systématiquement, le compte-épargne-temps puisse être utilisé pour anticiper l'âge de départ à la retraite.