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Hervé Mariton était invité dans "Face à nous" sur Public Sénat (23/06/09)

Interrogé par Michel Grossiord, Nathalie Segaunes (Le Parisien) et Guillaume Roquette (Valeurs actuelles), Hervé Mariton s'exprime sur les sujets d'actualité de la semaine (discours du Président de la République au Congrès, remaniement, dette...).

Regardez l'émission en cliquant ici

Dialogue républicain à Die - lundi 29 juin 2009

Hervé Mariton organise à Die un nouveau Dialogue Républicain, réunion publique ouverte à tous les citoyens qui souhaitent débattre librement de la situation de la France, des actions en cours et à entreprendre, de la politique engagée par le Gouvernement et des enjeux de la circonscription.

Cette réunion aura lieu le 29 juin à 20h30 à la salle polyvalente de Die.

"La France doit choisir sa trajectoire de sortie de crise" par Hervé Mariton - la Tribune, 19 juin 2009

La tourmente financière aura révélé dans l'Hexagone, comme dans d'autres pays, les faiblesses et les dérives liées à la logique de la mondialisation. Mais l'appel en faveur de nouvelles régulations, même s'il doit être entendu, ne doit pas pour autant nous empêcher de réfléchir aux choix à faire pour sortir de la crise. Car le modèle social, qui a joué le rôle d'amortisseur en France, n'est pas en soi une stratégie, estime Hervé Mariton, ancien ministre, député UMP, maire de Crest, président du club Réforme et modernité.

"La solution de la crise est dans la volonté des Français et la stratégie des gouvernants. Thucydide rappelait que "la force de la cité n'est pas dans ses vaisseaux, ni dans ses remparts, mais dans le caractère de ses citoyens et dans celui des stratèges". Nous refusons l'idée que la trajectoire de sortie de crise nous serait imposée. Nous voulons la choisir et la construire, entraînant l'adhésion du plus grand nombre de nos concitoyens.

Qu'elles aient été causes ou révélations de la crise, certaines insuffisances de notre société, sont bien établies. Les régulations financières ont été défaillantes. L'emballement de la mondialisation, comme l'explique Luc Ferry dans "Face à la crise. Matériaux pour une politique de civilisation", a conduit la politique "à perdre le contrôle sur le cours de l'histoire". "Il fallait que la vision traditionnelle du monde fût déconstruite pour que, enfin débarrassés de vieilles lunes qui freinent la consommation, nous puissions nous y livrer sans retenue." L'explosion des rémunérations, sans qu'elles soient expliquées par la performance des entreprises et des hommes, choque le sens commun et abîme le contrat social. Le sens de la durée, de la mesure a été émoussé. La rigueur des hypothèses économiques a été négligée. La lecture de la société est devenue excessivement matérialiste.

Que faire ? Il y aurait des évidences. Davantage d'Etat, davantage de règles politiques. Je n'ai pas réussi, au sein du groupe des vingt-quatre parlementaires qui réfléchit à la gestion de la crise financière et formule ses propositions au président de la république, à faire passer l'idée "d'un juste équilibre entre nouvelles régulations et économie de marché". Nous avions parlé de "priorité du politique" ; mes collègues ont voulu muscler le propos en "primauté" ! Du PCF à l'UMP, la pensée unique nous guette.

Et puis, le libéralisme et même la liberté seraient passés de mode. Une enquête, réalisée en 2008, fait apparaître que 57% des Français donnent la priorité à l'égalité et 40% à la liberté (contre 32% et 53% respectivement en 1981 !). François Fillon aime à dire que nous aurions gagné la bataille idéologique. N'est-ce pas plutôt une déroute qui nous menace ? A conjuguer ces évidences supposées, il n'est pas sûr que la gauche ne soit pas un jour considérée comme plus légitime pour sortir la France de la crise. Sauf si nous savons choisir et construire une trajectoire.

La France vit moins mal dans la crise grâce au modèle social français. Elle dispose, grâce à ses dépenses et à ses emplois publics, de puissants amortisseurs. Mais cela ne fait pas une stratégie : pour demain, nous avons besoin d'un tremplin. Or, nos faiblesses ne sont pas résolues. Notre plan de relance a un goût très "béton-bagnole" ; son contenu en nouvelles technologies est largement insuffisant. Il est davantage défensif qu'offensif. Où est la stratégie ? La part consacrée réellement à l'environnement est très faible (à la différence d'un pays comme la Corée du Sud). Les pôles de compétitivité y ont été oubliés. La France a du talent, dans le tourisme comme dans l'industrie de défense, dans les biotechnologies comme dans le nucléaire. Soyons attentifs à les développer plutôt qu'à les brider.

Mesurons aussi tout le chemin à accomplir pour assouplir nos rigidités économiques. Le rapport Attali "pour lever les obstacles à la croissance" n'a eu qu'un écho d'apparence. L'Ecole de management de Lausanne ne classe la France qu'en 44ème position parmi les cinquante-sept pays les mieux armés pour faire face à la crise. C'est la croissance qui paiera l'ardoise de la crise. C'est elle qui rend notre civilisation durable.

Alors, la réforme de l'Etat est plus que jamais indispensable. Non pas pour plus d'Etat, mais pour moins et mieux d'Etat. Moins d'Etat, car nous n'aurons pas d'autre choix budgétaire possible. Mieux d'Etat, car il faut donner du sens à la cure : un Etat qui appelle à l'optimisme et favorise davantage de fraternité pour un lien social, un enracinement non exclusivement marchand, pour une société de confiance plutôt que de défiance ou d'indifférence. La droite ne doit pas subir la société de l'après-crise mais la construire.

Par une politique familiale plus dynamique, par un engagement fort pour le respect de la personne et de sa dignité, tant en refusant la légalisation des mères porteuses qu'en proposant une législation soucieuse de protéger l'intimité de chacun dans l'univers technologique contemporain. La critique du matérialisme ne doit pas être le procès du capitalisme et de la croissance mais plutôt le refus de la déferlante utilitariste.

Il n'est pas question que la société politique renonce à favoriser la création de richesses. Il faut être prudent sur la morale qu'on veut y mettre. Mais on peut assumer qu'il n'y a pas que cela dans la vie des hommes comme dans la cité. "Le bonheur, une idée neuve en Europe", avez-vous dit ?"

Hervé Mariton

"La stabilité de la famille, un grand chantier à entreprendre": interview de Hervé Mariton dans La Croix - 17 juin 2009

À la demande de Jean-François Copé, Hervé Mariton anime le groupe de travail de l’UMP sur les questions de société. Il revient sur les points forts de ce travail parlementaire, dont le rapport final sera remis fin juillet.

La Croix : Où en sont vos réflexions en matière de politique familiale, appelée à être repensée par le Haut Conseil de la famille ?

Hervé Mariton : Il faut donner une plus grande force à notre politique familiale, qui doit comprendre la société telle qu’elle est, tout en développant une vision de la famille. Le discours public est très axé sur la prise en compte de la famille dans sa diversité, alors que la famille monoparentale n’est pas l’idéal. Il y a donc un grand chantier à entreprendre autour de la stabilité de la famille. Cela peut passer par une réflexion préalable sur ce que sont le contrat et l’institution du mariage. Mais la politique familiale, c’est aussi le respect des anciens et la solidarité à leur égard. Il nous faut donc appuyer davantage la cohabitation intergénérationnelle.

La secrétaire d’État à la famille, Nadine Morano, vient d’évoquer une concertation, dans les semaines à venir, sur l’évolution des avantages aux mères de famille pour le calcul des droits à la retraite. Va-t-on vers une remise en cause des majorations ?

Face à la jurisprudence récente de la Cour de cassation (1), on pourrait trouver une astuce qui permettrait de préserver le dispositif antérieur, favorable aux femmes. Mais un autre débat se profile, sur la différence de traitement entre les hommes et les femmes, et sur ce point, on marche sur la tête ! Lorsqu’on met en Å“uvre une politique publique, il est normal de tenir compte des particularités de carrière des femmes !

Il faut être capable de se libérer des hypocrisies, considérer que le père et la mère, ce n’est pas tout à fait la même chose, et donc accepter que le mode de calcul pour les droits à la retraite ne soit pas le même. Sur ces questions, comme sur les autres questions de société, il me paraît essentiel de répondre de manière à la fois ouverte et convaincue pour dessiner une meilleure société de sortie de crise.

Quelles réponses formulez-vous à ce titre après le récent débat sur le statut de beau-parent ?

On parle beaucoup, aujourd’hui, de développement durable, mais là encore il s’agit de bâtir une civilisation durable. Pour cela, il ne faut pas omettre la nécessité de la transmission. Il y a probablement une différence dans ce débat entre ceux qui invoquent en priorité l’intérêt de l’enfant, et ceux pour qui prime celui des parents. Certes, on peut faire un certain nombre de choses en vue d’une délégation de la responsabilité, pour faciliter la vie de l’enfant. Mais ce dans la mesure où il reste un seul parent, dont le « beau-parent » est délégataire.

Affirmer en revanche un droit spécifique du beau-parent, ce n’est pas recevable, au nom du principe de transmission et de l’intérêt suprême de l’enfant. Pour tous les sujets de société que nous abordons par ailleurs, il nous paraît important de ne pas récuser ce qui est moderne, mais de rechercher ce qui est juste, en définissant un fil conducteur pour nos convictions.

Vous jugez le texte sur le travail dominical convenable. N’est-ce pas franchir un pas vers une plus grande libéralisation ?

Non, pour autant qu’il soit bien inscrit qu’on n’est pas dans un processus progressif… C’est justement le débat sur le travail du dimanche qui a fait émerger notre groupe de travail à l’UMP, et la majorité a envie de dire « non » sur le choix de société en lui-même. Il est important d’avoir des rythmes et des rites, mais le texte actuel peut passer, car il ne prétend pas modifier la société.

Vous posez dans votre rapport d’étape le principe de l’indisponibilité du corps humain. Si par ailleurs des membres de l’exécutif, à l’image de Nadine Morano, se prononcent sur des principes inverses, comment résoudrez-vous ces contradictions ?

En disant les choses dès maintenant, pour éviter qu’on nous propose des projets contraires à nos convictions. Prenons l’exemple de la gestation pour autrui. Si, après les nombreux avis sur le sujet, le gouvernement persévère en se positionnant pour la GPA, on aurait, je pense, de grosses difficultés. En revanche, le danger sur la bioéthique serait qu’on arrive à une espèce de compromis : en étant fermes sur la gestation pour autrui, mais incertains sur la recherche embryonnaire.

Si l’on se positionne ainsi, « non à la GPA, oui à la recherche embryonnaire », ce serait un faux équilibre. S’agissant de la recherche sur l’embryon, Philippe Bas propose de passer d’un régime d’exception autorisée à un régime d’autorisation encadrée. Ce qui n’est tout de même pas neutre. Nous y réfléchissons.

RECUEILLI PAR Marilyne CHAUMONT

(1) Celle-ci a récemment accordé à un père de famille la majoration de la durée d’assurance (MDA), qui octroie huit trimestres de retraite par enfant élevé, une mesure jusqu’alors réservée aux mères.

Hervé Mariton était l'invité d'Edwige Chevrillon dans le 12-15 sur BFM jeudi 11 juin

Il nous parle notamment du colloque du club Réforme&Modernité : "de la crise à l'après-crise: quelle trajectoire pour la France?"

Réécoutez son interview en cliquant ici

Hervé Mariton est l'invité de "la revue de presse des deux ânes" sur Paris première

Chaque mois, les chansonniers du Théâtre des Deux Anes commentent l'actualité politique du moment sur le ton de l'humour et de la satire, et passent en revue tous les sujets brûlants qui passionnent les Français. Un invité politique passe sur le grill et doit répondre au feu nourri des questions impertinentes de Jean Amadou et ses amis.

L'émission sera diffusée vendredi 12 juin à 20h40 sur Paris Première.

11 juin 2009 - colloque Réforme & Modernité: "de la crise à l'après-crise: quelle trajectoire pour la France?"

Hervé Mariton et le club Réforme & Modernité organisent jeudi 11 juin un colloque qui réunira sur le thème "de la crise à l'après-crise: quelle trajectoire?" les intervenants suivants:

Luc FERRY, philosophe, Ancien Ministre, Président du Conseil d'analyse de la Société

Alain MADELIN, Ancien Ministre de l’ Economie et des Finances

Miguel de FONTENAY, Directeur Général d’Ineum Consulting

Jean-Hervé LORENZI, Président du Cercle des Economistes et membre du Conseil d’Analyse Economique

Marie-Anne MONTCHAMP, Ancien Ministre, Député du Val-de-Marne, Rapporteur pour avis du budget de la Sécurité Sociale

Ce Colloque se tiendra le JEUDI 11 JUIN, de 19h à 22h, à l’Assemblée Nationale, salle Colbert (entrée par le 126 rue de l’Université – Paris VIIème). Inscriptions à l'adresse reformeetmodernite@orange.fr

Etats généraux de la dépense publique - réunion dans le Vaucluse

Hervé Mariton participera jeudi 28 mai, aux côtés de Jean-Claude Bouchet, député du Vaucluse, à une réunion publique dans le cadre des Etats généraux de la dépense publique. Cette réunion aura lieu à 19h, à la salle des fêtes de Caumont-sur-Durance (84), dans la circonscription de Jean-Claude Bouchet.

"L’Europe : une nécessité pour la France, une réalité pour les Français": réunion autour de Françoise Grossetête mardi 19 mai

Françoise GROSSETÊTE, tête de liste UMP pour la Circonscription Sud-Est, sera dans la Drôme le mardi 19 mai 2009 dans le cadre de la campagne des élections européennes.

La Députée Européenne animera, en présence des 4 Députés de la Drôme, une réunion publique à Montélimar, à 20 heures 30 - Espace Mistral, autour du thème : « l’Europe : une nécessité pour la France, une réalité pour les Français ».

Dialogue Républicain à Crest jeudi 14 mai à 20h30

Hervé Mariton organise à Crest un Dialogue Républicain, réunion publique ouverte à tous les citoyens qui souhaitent débattre librement de la situation de la France, des actions en cours et à entreprendre, de la politique engagée par le Gouvernement et des enjeux de la circonscription.

Cette réunion aura lieu le 14 mai à 20h30, salle Coloriage à l'espace Soubeyran (Crest).