Par Hervé Mariton, mercredi 23 juillet 2008 à 18:38 :: National
Le débat aura pour thème la dette de la France.
Aller au blog | Aller au menu | Aller à la recherche
Par Hervé Mariton, mercredi 23 juillet 2008 à 18:38 :: National
Le débat aura pour thème la dette de la France.
Par Hervé Mariton, samedi 19 juillet 2008 à 10:31 :: National
Finalement, nous voterons oui à Versailles
Au Congrès de Versailles lundi, nous, députés et sénateurs, allons devoir nous prononcer sur la réÂforme de la Constitution.
À l'Assemblée nationale, en Âpremière comme en seconde lecÂture, nous nous sommes abstenus. Parce que changer une nouvelle fois la Constitution n'est pas la priorité du pays, parce que la présente réforme n'est ni aussi dangereuse que ne l'affirme l'opposition ni Âaussi opportune que ne le prétend le gouvernement.
Le Parti socialiste s'est-il ainsi scandalisé de la limitation du droit d'amendement incluse dans la réforme ? Le président de la République et le président de l'Assemblée nationale ont pris des engagements précis pour assurer le respect de l'expression de chaque parlementaire et de toutes les opinions, professées dans la majorité comme dans l'opposition.
La réforme est-elle aussi moderne et fondatrice que l'a prétendu le gouvernement ? Non, à l'évidence, et la combinaison des articles sur l'ordre du jour partagé entre gouvernement et Parlement avec la limitation de l'usage de l'article 49-3 suscitent même la crainte que ne soit revenu le temps des difficultés à gouverner auxÂquelles la Ve République avait mis un terme.
Il est en revanche dommage, pour le moins, que les amendements posant l'obligation d'équiÂlibre des finances publiques la fameuse « règle d'or » aient été vidés aussi substantiellement de leur contenu.
Bref, notre abstention était jusqu'à présent l'expression modérée de notre scepticisme.
Oui mais voilà , au Congrès, il faut choisir. L'exécutif s'est mis en danger en montant en épingle un enjeu qui n'en méritait pas tant. L'opposition a fait grimper les enchères, ce n'est pas adroit pour notre camp, mais la réalité est qu'un rejet possible au Congrès se transformerait en piège pour la majorité et en impasse pour les réformes dont notre pays a un impérieux besoin.
On peut épiloguer pour savoir qui est responsable de ce risque, le fait est qu'il est là .
Nous avons donc décidé, en pleine conscience de nos responÂsabilités, de voter oui à la réforme lundi à Versailles, non par adhésion à son contenu mais dans l'espéÂrance que l'effort de la majorité pour mettre en Å“uvre les réÂformes indispensables ne se brisera pas sur cet écueil que l'on aurait pu éviter.
Le redressement des finances publiques, la rénovation de notre défense mais aussi la libération des talents, la création des richesses et le développement de la recherche sont autant de chantiers qui ne Âpeuvent pas attendre.
Le «Grenelle de l'environnement», la progression de l'EuÂrope et les défis de la mondialiÂsation seront-ils mieux conduits grâce à Versailles ?
Nous en doutons fortement mais ne voulons prendre aucun risque que ces chantiers ne soient menés au mieux. Ne nous donnons à nous-mêmes ni raison ni excuse pour ne pas agir.
Alors passons l'obstacle, concentrons-nous sur l'essentiel. Oui à l'action, oui à la critique nécessaire et constructive nous l'assumons et nous l'assumerons , pour construire les meilleures politiques possibles. L'histoire ne s'arrête pas le 21 juillet. Le doute se fait espérance
Par Hervé Mariton, mardi 15 juillet 2008 à 19:21 :: National
Vous pouvez écouter le podcast sur :http://www.rfi.fr/radiofr/editions/083/edition_121_20080714.asp
Par Hervé Mariton, mercredi 9 juillet 2008 à 18:35 :: National
Comment vous sentez-vous au sein de l'UMP?
Heureux de faire bouger la France, malheureux qu'on ne résiste pas toujours à nos propres erreurs et qu'on n'y aille pas assez fort.
Vous avez la réputation d'être le poil à gratter de la majorité...
Poil à gratter, ce n'est pas confortable. Aiguillon, pour me définir, semble plus juste.
Vous pensez pas que la justice s'acharne sur Dominique de Villepin?
Oui, c'est politiquement ingrat à son égard.
Les réformes vont-elles au bon rythme?
Je m'intéresse moins au rythme qu'à l'ampleur de celles-ci. Sur les 35 heures, on vient enfin de voter la bonne réforme, mais ça a pris un an... ce qui est beaucoup trop long. Contrairement à ce qu'on annonce, il n'est pas évident que les réformes aillent aussi vite qu'on le dit.
Vous ne pouvez pas contester que le pays soit en crise...
Je ne suis pas là pour me lamenter. Je suis là pour faire en sorte que les choses aillent mieux. Le responsable politique doit être le dernier à prononcer le mot crise.
En un mot, la politique de Sarkozy vous plaît-elle?
Il y a du bon, du très bon et du moins bon.
Que pensez vous de l'opposition?
Elle hésite entre l'inexistant, avec ses conflits internes, et l'inquiétant, quand elle lorgne vers l'extrême gauche.
Qui va prendre le PS?
Pourquoi faire des pronostics de ce que je ne maitrise pas.
Qu'est ce qui vous inquiète?
On surmonte moins qu'avant le danger du déficit. La présidence de l'Union européenne devrait nous inciter à être exemplaire plutôt qu'à chercher des excuses.
L'Europe traverse t elle une mauvaise passe?
On a tendance à dire qu'il faut gaver les français d'Europe, comme on gave les oies. Puisque les gens votent non à l'Europe, il faut changer d'Europe.
Et le moral des armées?
L'incident de Carcassonne est grave, normal qu'il y ait des conséquence graves, il faut maintenant instaurer une relation de confiance entre le président et l'armée.
Ducasse qui prend la nationalité monégasque, ça vous choque?
Au football, Monaco c'est la France, alors pourquoi pas en gastronomie.
Sur quoi planchez-vous en ce moment?
Je prépare un rapport pour comprendre et expliquer la logique des tarifs de la SNCF, c'est apparemment technique, mais ça intéresse tout le monde. Cet été, j'écris un livre sur le bonheur de la France, entre ma maison dans la drôme et celle de mon épouse à Grasse.
Pourriez-vous imaginer une sans politique?
Jadis, j'étais un ingénieur des mines, un affreux fonctionnaire! Aujourd'hui, je ne pourrai pas imaginer une vie sans passion. Je n'ai pas encore épuisé les joies de la politique.
Par Hervé Mariton, vendredi 4 juillet 2008 à 18:25 :: Drome
Mademoiselle Martem Partskhaladze, habitante de Die, originaire de Géorgie, a reçu le prix de l'intégration de la part du ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire pour son implication dans la vie culturelle drômoise. Hervé Mariton été présent pour féliciter la lauréate.
Par Hervé Mariton, jeudi 3 juillet 2008 à 12:56 :: National
Hervé Mariton (Député de la Drôme, Secrétaire national de l’UMP à la Défense) organise le 9 juillet à Paris au siège de l'UMP (55 rue de la Boetie) à 8h00 un débat sur la défense avec notamment la participation de Jean Claude Mallet Président de la commission du Livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale. Pour les inscriptions veuillez envoyer un courriel à : htripault@u-m-p.org
Par Hervé Mariton, jeudi 3 juillet 2008 à 12:47 :: National
Vous êtes président de la Russie depuis huit semaines. Comment votre vie a-t-elle changé? C'est sûr que ma vie n'est pas devenue plus simple. Je n'avais pas d'illusion à ce sujet. Je n'imaginais pas après ma prise de fonction, que je me détendrais en me disant, «voilà , c'est fait, je suis arrivé à la fonction suprême, laissons le travail à d'autres». Notre pays connaît une quantité énorme de problèmes, la population n'est pas riche, la situation internationale change très vite, beaucoup de menaces et de défis existent. Le président d'un grand pays comme la Russie, un pays puissant, un Etat nucléaire, travaille 24 heures sur 24 et ne peut jamais se détendre.
Dans votre fonction, qu'est-ce qui est nouveau pour vous ? Je compatis pour mes collègues américains car souvent, l'homme élu président a une grande expérience de parlementaire mais ignore comment l'exécutif fonctionne. Mon travail de l'année dernière (comme premier vice premier ministre, NDLR) m'a donné une expérience irremplaçable, qu'on n'acquiert pas en prenant conseil. C'est pourquoi je pense que j'étais bien préparé à gérer les affaires de l'Etat. Dans mes fonctions précédentes, j'aidais le président à trouver des solutions et je prenais mes propres décisions. Au fond je fais le même travail, mais le degré de responsabilité est différent. Quand une décision doit être prise, il n'y a personne pour la prendre ma place. Bien sûr, il y a des gens à qui demander conseil, comme Vladimir Poutine, une personne de grande expérience, un homme politique très populaire, mais la décision finale m'appartient. Et si je me trompe, je suis responsable. Cela change tout.
Combien de fois par jour parlez-vous avec Vladimir Poutine ? Parfois, nous nous voyons ou nous nous téléphonons plusieurs fois par jour. Certains jours nous ne nous voyons pas. Dieu merci, l'organisation de l'Etat nous permet de résoudre les questions d'actualité sans nous rencontrer en permanence.
Vladislav Sourkov, conseiller au Kremlin, a récemment dit que des «forces destructrices dans le pays essaient de creuser une faille» entre vous et Vladimir Poutine. Qui sont ces forces? Je sais bien que la configuration du pouvoir ne convient pas à tout le monde, parmi les hommes politiques, et parmi la population. Mais c'est la démocratie. Il y a eu des élections. La majorité a élu le dirigeant de la nation, qui a nommé un gouvernement. Quant à mettre des noms sur ces «forces destructrices», ce serait risible. Je ne vois pas des complots partout, tout est plus simple dans la vie. Dans n'importe quel Etat développé, il y a de la concurrence politique. Le plus important est que cela ne se transforme pas en lutte anticonstitutionnelle. Nous avons eu notre lot au cours du XXe siècle. Le président de la Russie est le garant de la constitution qui permet à l'opposition d'exprimer son opinion, au sein de l'exécutif, au parlement et même dans la rue, mais toujours dans le respect des lois.
Pendant les huit années écoulées la corruption a empiré. Y a-t-il des choses que vous voulez faire différemment de Vladimir Poutine? Chaque homme politique, chaque président a son style. Autrement, ce serait ennuyeux pour nos citoyens, et pour vous. Mais les différences de style ne doivent pas occulter l'intérêt national.Nos priorités pour les quinze à vingt prochaines années ont été définies il y a huit ans. Nous voulons créer un pays développé, avec une économie saine et forte, nous voulons vaincre la pauvreté et la corruption pour le bien de la population, nous voulons établir des relations amicales avec nos partenaires étrangers. Ces buts ne seront pas changés, quelque soit le chef de l'Etat. C'est ma position. Et je pense que c'est ce que le peuple russe attend de nous.L'un des problèmes les plus aigus, dont je n'ai pas seulement parlé mais que j'ai commencé à combattre, c'est la corruption. Malheureusement, peu a été accompli ces dernières années sur cette question. A présent que nous avons remporté des succès financiers, il est grand temps de s'attaquer au problème. C'est impossible de s'attaquer à la corruption dans un pays pauvre.
Comme Anatoli Tchoubaïs (ancien premier ministre réformateur) l'a rappelé récemment, vos réformes, sur la corruption par exemple, resteront inefficaces sans une vraie concurrence politique, c'est-à -dire sans opposition. Partagez-vous ce point de vue? Quand une personne possède un droit exclusif sur quelque chose, elle risque de l'utiliser non dans l'intérêt de l'Etat mais pour son propre profit. Par conséquent, tout type de concurrence est bon. C'est pourquoi nous essayons d'organiser des appels d'offres dans notre économie. Quand il y a du choix, cela limite la corruption.En ce sens, la concurrence politique est aussi un prérequis de la stabilité d'un système politique. Un système fondé sur un parti unique a fait la preuve de sa faiblesse il y a vingt ans. Il n'a pas réussi à relever les défis de son temps et a disparu. Nous avons besoin de concurrence politique. Mais celle-ci doit être raisonnable, équilibrée, doit respecter la loi. Elle doit se dérouler entre partis qui s'affrontent pour le bien du pays.
Dernièrement, vous avez dit que le système financier international ne fonctionne pas et vous avez critiqué les Etats-Unis. Vous avez appelé de vos vœux de nouveaux mécanismes économiques. Que proposez-vous concrètement ? Nous devons créer un système plus souple, plus réactif. Ce n'est pas une tâche facile. Cela ne signifie pas qu'il faut démanteler tout le système financier international. Mais il ne doit pas refléter l'égoïsme financier. Ce système ne doit pas être centré sur les intérêts d'un seul pays et d'une seule devise. A l'avenir, le système doit être fondé sur un équilibre entre les principales puissances économiques et les pays en développement, mais aussi sur plusieurs devises. Nous envisageons un système fondé sur plusieurs devises de réserve, à côté d'un dollar qui serait stable et non faible comme aujourd'hui. Nous voulons donner au rouble un statut de devise régionale. Bien sûr, ceci ne se réalise pas par un décret présidentiel, c'est le résultat d'une économie saine et prospère et sur l'acceptabilité de ladite devise. Nous avons lancé des échanges de pétrole et de matières premières en roubles. Ceci est une étape supplémentaire vers la transformation du rouble en devise convertible.
Le G8 se prépare très en avance. Pensez-vous qu'il faille réformer le G8 pour qu'il puisse réagir dans l'urgence. Certains signes annonciateurs de la crise des hypothèques avaient été désignés par la Russie il y a un an lors du sommet du G8 à Heiligendamm. Tout ce qui y a été dit n'a pas été entendu. Ou au contraire, certains partenaires nous ont dit, «ne vous inquiétez pas, on va tout arranger». Il est évident que les chefs d'Etat ont besoin de se rencontrer souvent et d'évoquer les problèmes urgents. Le G8 est un bon forum, mais vous avez raison, il est préparé à l'avance. Cela ne veut pas dire que le programme fixé près d'un an à l'avance sera maintenu.Deux sujets majeurs auxquels personne n'avait pensé l'année dernière, la crise financière et la crise alimentaire se sont imposés. Ce que nous avions inscrit à l'agenda n'est plus adapté.Dans certains cas, des réponses plus rapides sont nécessaires. Il n'est alors pas nécessaire de réunir les chefs d'Etat mais il faut créer un mécanisme pour coordonner l'action des ministres des Finances, de l'Energie ou de l'Agriculture, qui ensuite rendraient compte aux chefs d'Etat. C'est ce que nous préparons pour le G8.
Un parlementaire français, Hervé Mariton s'est rendu récemment à Moscou pour soutenir la mère de Mikhaïl Khodorkovski. De nouvelles accusations viennent d'être présentées contre lui. Considérez-vous cette visite d'un homme politique étranger comme de l'ingérence? Les poursuites pénales sont menées selon les procédures légales du pays. Les tribunaux internationaux ne sont pas une instance suprême pour les tribunaux nationaux. Il y a des procédures d'appel. L'Etat ne doit pas se prononcer sur une procédure pénale. Les poursuites pénales y compris celle de Khodorkovski, relèvent des seuls organes judiciaires. La défense existe pour chercher les failles de l'accusation. Tant que je suis président de la Russie, je m'en tiendrai à cette position. Nous devons séparer le système judiciaire de toute influence extérieure, qu'elle provienne de personnes physiques, d'entreprises, ou des autres organes de l'Etat.
John McCain a proposé d'exclure la Russie du G8. S'il gagne, ne pensez-vous pas qu'il serait difficile d'établir de bonnes relations avec les Etats-Unis ? J'ai parlé hier avec le secrétaire d'Etat américain aux Finances, (Henry Paulson), qui a décrit avec éloquence la crise financière aux Etats-Unis et m'a fait part de la politique équilibrée qu'il mène. Et cette politique ne devrait pas dépendre de qui dirige le pays. Par conséquent, je ne veux même pas commenter des propos de campagne. Personne n'y prête attention. Il est évident que l'idée d'exclure la Russie du G8 ne peut être prise au sérieux.
La Russie va-t-elle cesser de bloquer au conseil de sécurité de l'ONU l'envoi d'une mission civile de l'Union européenne au Kosovo ? Premièrement, la Russie n'a jamais bloqué le Conseil de sécurité. Nous avons formulé clairement notre position il y a un certain temps et n'en avons pas dévié. Nous considérons le précédent du Kosovo comme extrêmement dangereux. Et comme un précédent avec lequel l'Europe devra vivre pendant des décennies. Ce précédent sera employé par d'autres régimes séparatistes pour justifier leur existence. Au conseil de sécurité, nous pensons que le mandat devrait échoir à des forces de l'ONU. Nous avons été surpris par la position du secrétaire général de l'ONU qui, en contournant le conseil de sécurité, a formulé sa déclaration sur la nécessité de remplacer les forces de l'ONU. De telles décisions ne devraient pas être prises unilatéralement par le secrétaire général. Cela relève du conseil de sécurité. C'est assez étranger de voir le conseil de sécurité toujours silencieux sur ce sujet. Quand une partie d'un conflit ici la Serbie- est catégoriquement opposé au cours des événements, que beaucoup de pays ne reconnaîtront jamais le Kosovo, le seul lieu de discussion est le conseil de sécurité de l'ONU. Et les forces de paix devraient relever de la résolution 1244.
Par Hervé Mariton, mardi 1 juillet 2008 à 17:11 :: National
Le lundi 30 juin, Hervé Mariton, secrétaire national à la défense de l'UMP, s'est rendu à Londres pour rencontrer son homologue Liam Fox ("Shadow" Ministre de la défense du parti conservateur) et Lord Astor of Hever ("Shadow" Ministre de la défense du parti conservateur à la chambre des Lords).
Par Hervé Mariton, jeudi 26 juin 2008 à 18:08 :: National
"La France doit rester armée"
Vous regrettez que le Livre Blanc ne prononce pas le mot guerre ?
Le Livre blanc est un cadre stratégique excellent consacré à la défense et à la sécurité nationale. Or la défense et la sécurité nationale, c'est d'abord prévenir la guerre. Il est certes important d'expliquer aux Français comment on va s'organiser pour prévenir les catastrophes naturelles et les conflits armés, mais il est essentiel d'aller au bout des mots, de bien rappeler qu'il y a toujours des dangers de guerre. Et de s'assurer que tous nos concitoyens comprennent que la France doit rester armée
A quels risques pensez-vous ?
Les enjeux ont changé, il y a des puissances nouvelles, au premier rang desquelles la Chine. Je demande à l'exécutif comment il applique la grille du Livre blanc à la question de la Chine. C'est en désignant les risques de guerre et la volonté de les prévenir, en explicitant l'importance de l'enjeu chinois dans le monde de demain, qu'on peut justifier le changement d'échelle de notre défense, qui passe par la politique de défense européenne et l'évolution de notre relation avec l'Otan.
Vous voulez dire que le risque de guerre future vient de la Chine ?
Il ne faut pas prendre la Chine comme une menace mais il faut la comprendre comme un enjeu. Nous devons avoir les moyens d'être respectés des Chinois sur le plan économique comme sur le plan militaire. Il est clair qu'un des enjeux de la dissuasion nucléaire aujourd'hui c'est la Chine. Son action en Afrique pose aussi un certain nombre de questions. Notre relation avec la Chine est heureusement une relation amicale mais cela ne dispense pas de l'identifier pour la puissance militaire qu'elle est et qu'elle sera encore davantage demain.
La France prévoit justement de fermer des bases militaires en Afrique...
La présence chinoise en Afrique doit nous rendre assez avisé dans l'évolution de notre propre présence. Les ambitions chinoises justifient une présence, sous forme militaire, économique et autre, de la France et de l'Europe en Afrique. Il faut certes adapter cette présence, mais il ne faut surtout pas tout démanteler.
Par Hervé Mariton, mardi 17 juin 2008 à 18:26 :: National
Nicolas Sarkozy a choisi, pour la défense et la sécurité de la France, un diagnostic de vérité et une ambition crédible. Un nouveau moment de la politique de défense est aujourd'hui fondé, avec courage et cohérence. A chaque époque la réforme est nécessaire. Après la chute du mur de Berlin et la professionnalisation des armées, c'est aujourd'hui une nouvelle réforme qui s'engage. Il s'agit de la sécurité de la Nation, il s'agit aussi , même ou surtout dans des moments qui pourraient être de doute, de contribuer à fonder une réelle politique européenne de sécurité et de défense qui puise dans notre volonté, notre capacité et notre alliance. Ce sont naturellement des choix que l'UMP partage.